Le témoin qui ne reconnaît pas Colonna 

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Joseph Colombani a assisté à l'assassinat de Claude Érignac. Pour lui, le berger corse n'a pas tiré sur le préfet.

Joseph Colombani est un témoin capital, sûr de sa mémoire, très constant dans ses déclarations. Pourtant, à chaque fois qu'il quitte la barre, il laisse les assises avec un goût d'inachevé. La déposition de ce fonction­naire territorial âgé de 62 ans, paradoxalement, hérisse la partie civile sans combler la défense.

Le 6 février 1998, M. Colombani, trésorier d'une association de mélomanes, attend le couple Érignac rue Colonel-Colonna d'Ornano, devant le Théâtre Kalliste où se donne un concert à 21 heures. Ami du préfet, il l'a invité, comme il en a l'habitude, à la représentation. Peu avant le lever de rideau, M. Érignac dépose son épouse et va garer sa Safrane. M. Colombani guette son retour à la porte du théâtre.

Il n'est pas le seul. Un peu plus bas, dans cette artère mal éclairée, attendent des assassins. Selon l'accusation, qui se fonde sur les déclarations des individus définitivement condamnés, ils sont au nombre de trois : Pierre Al

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