Le témoin qui a vu l'assassinat d'Érignac

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À la barre, Marie-Ange Contart sème le doute en décrivant précisément le tireur.

Un torrent de mots pour une poignée de secondes. Marie-Ange Contart raconte comment, le 6 février 1998, elle a échangé un regard avec l'homme qui était en train d'achever le préfet Érignac. Le récit de cette très belle brune aux cheveux courts et au port de tête altier, croupière au casino d'Ajaccio, du fait de sa singulière puissance évocatrice, ressemble à une séquence de film au ralenti.

La voici assise à côté de sa mère, laquelle conduit la voiture qui s'engage rue Colonel-Colonna-d'Ornano, venant du cours Napoléon. On entend des détonations, on pense à des pétards tirés par de jeunes sots. Tout de suite, Mlle Contart remarque un homme brun. L'auto le dépasse et se trouve à présent au niveau d'un restaurant. Claude Érignac gît sur le trottoir, mais son corps est invisible depuis l'habitacle. Marie-Ange Contart voit un second individu tirer en direction du sol et manipuler son arme, elle trouve cela insolite.

Tandis que la voiture continue sa lente pr

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