Le taux de TVA fixé à 2,1% pour la presse en ligne

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FEU VERT DES DÉPUTÉS À LA TVA DE 2,1% POUR LA PRESSE EN LIGNE
FEU VERT DES DÉPUTÉS À LA TVA DE 2,1% POUR LA PRESSE EN LIGNE

PARIS (Reuters) - Les députés français ont adopté mardi à l'unanimité une proposition de loi socialiste qui harmonise les taux de TVA applicables à la presse imprimée et à la presse en ligne pour alléger le fardeau fiscal de cette dernière.

Cette proposition de loi, qui traduit une annonce du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ramène, à compter du 1er février 2014, de 20% à 2,1% le taux de TVA pour les services de la presse en ligne, comme le site d'informations Mediapart.

Cette mesure, dont le coût est estimé à 5 millions d'euros, devrait concerner 650 services de presse en ligne, précise la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP).

La ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, a souligné que cette baisse du taux de TVA s'inscrivait dans le cadre de la réforme des aides à la presse que le gouvernement a annoncée en juillet dernier.

"En votant cette loi, nous contribuerons à la vivification du pluralisme de la presse qui trouve son fondement dans notre histoire républicaine", a-t-elle déclaré.

Avec ce vote, la France se met de facto en contravention avec les règles européennes, la presse en ligne ne figurant pas sur la liste des taux réduits de TVA autorisés par l'UE.

Pour l'y inscrire, la France devra présenter une demande qui devra être transformée en proposition par la Commission. Les Vingt-Huit devront ensuite l'adopter à l'unanimité, ce qui peut prendre des années, comme l'illustre l'instauration d'un taux de TVA réduit sur la restauration.

Aurélie Filippetti a assuré les députés que Paris fera "tous les efforts nécessaires" afin qu'un accord intervienne au niveau européen sur la fiscalité culturelle.

Le vote ne règle pas non plus la facture due par des sites qui se sont appliqués à eux-mêmes le taux de 2,1% au lieu de 19,6% avant le 1er janvier 2014, pratique qui a incité le Trésor public à exiger un redressement fiscal à Mediapart.

Le site d'informations en réclame l'annulation mais une telle décision paraît juridiquement difficile à appliquer.

Le Sénat devrait examiner à son tour cette proposition de loi en avril après la pause que s'octroie le Parlement pour les élections municipales des 23 et 30 mars.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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  • Berg690 le mardi 4 fév 2014 à 19:38

    La tva ne va pas compenser la perte de lecteurs. Mais comment en serait-il autrement quand on se trouve dans le règne de la pensée unique?

  • M4630859 le mardi 4 fév 2014 à 18:39

    Comment on veut avoir une presse indépendante quant-ils ont tant à perdre en critiquant les politiques ? Comment expliquer une telle TVA ?