Le tarif du gaz augmentera de 2,4% à partir du 1er janvier

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HAUSSE DE 2,4% DU TARIF DU GAZ À PARTIR DU 1ER JANVIER
HAUSSE DE 2,4% DU TARIF DU GAZ À PARTIR DU 1ER JANVIER

PARIS (Reuters) - Le tarif du gaz appliqué aux ménages français augmentera de 2,4% en France le 1er janvier prochain, a annoncé lundi la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Delphine Batho.

Cette décision intervient après l'annulation par le Conseil d'Etat du plafonnement à 2% d'une hausse survenue fin septembre, contesté à la fois par GDF Suez et ses concurrents.

"Si on appliquait les factures de rattrapage laissées par le précédent gouvernement et par les décisions récentes du Conseil d'Etat, on aurait dû appliquer au 1er janvier prochain une hausse de 4,0%", a expliqué Delphine Batho sur France Inter.

"Nous avons demandé à GDF de renégocier ses contrats d'approvisionnement. Donc c'est ce qui permet de limiter ce mouvement à 2,4%", a-t-elle ajouté.

La ministre a ainsi laissé entendre que le gouvernement appliquerait une nouvelle formule de calcul des tarifs mais n'est pas allée plus loin dans l'explication avant une conférence de presse prévue à 11h.

Delphine Batho a également dit que les tarifs sociaux du gaz et de l'électricité seraient étendus à 830.000 personnes de plus.

"C'est une mesure de lutte contre la précarité énergétique et pour limiter l'impact de cette hausse sur les catégories populaires les plus exposées aujourd'hui", a-t-elle fait valoir.

GDF Suez n'a pas souhaité commenter ces informations dans l'immédiat.

Le groupe, dont l'Etat détient 36% du capital, s'appuie sur la loi pour formuler ses demandes de hausses des tarifs réglementés pour les ménages, qui concernent quelque 9 millions de foyers.

La formule actuelle doit permettre de couvrir les coûts de GDF Suez en prenant en compte ses frais d'approvisionnement, de transport, de stockage, de commercialisation et de distribution.

Le groupe avait indiqué en octobre avoir obtenu des prix plus favorables lors des dernières négociations qu'il a menées avec certains de ses fournisseurs en gaz.

Ses contrats à long terme d'approvisionnement sont majoritairement indexés sur les prix du pétrole et, la loi prévoyant la répercussion des coûts dans les tarifs, ces derniers suivent partiellement les hausses de cours du brut.

Le PDG du groupe Gérard Mestrallet, a cependant indiqué jeudi qu'une nouvelle formule intégrerait une plus grande part de tarifs du gaz calée sur les prix de marché, nettement plus bas que ceux du pétrole.

Dans la formule actuelle, cette part atteint 26%.

L'application d'un nouveau mode de calcul ne réglerait toutefois pas les recours sur le fond déposés devant le Conseil d'Etat par GDF Suez et ses concurrents contre la hausse de fin septembre et celle, également limitée à 2%, survenue cet été.

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) avait estimé fin septembre que la hausse des tarifs du gaz aurait dû atteindre 6,1% cet automne pour couvrir les coûts de GDF Suez, comme le prévoit la loi.

GDF Suez a pour sa part chiffré à 185 millions d'euros le manque à gagner lié au plafonnement des tarifs en 2012.

Le groupe et ses concurrents, regroupés au sein de l'Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode), ont obtenu cet été l'annulation d'un gel des tarifs décidé par le précédent gouvernement et, en conséquence, une hausse rétroactive.

Emmanuel Jarry et Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot

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