Le suspect du métro de Bruxelles parle à la police, dit son avocat

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    BRUXELLES, 14 avril (Reuters) - Osama Krayem, soupçonné 
d'avoir participé à l'attentat du 22 mars dans le métro de 
Bruxelles, coopère avec les enquêteurs, a affirmé jeudi son 
avocat alors que la détention du ressortissant suédois a été 
prolongée d'un mois. 
    Krayem, dont les parents sont syriens et qui utilisait un 
faux passeport syrien, a été inculpé d'assassinats terroristes 
après son arrestation dans la capitale belge vendredi dernier. 
    Les enquêteurs pensent qu'il s'agit de l'homme qui a été vu 
avec Khalid El Bakraoui quelques minutes avant que le kamikaze 
ne se fasse exploser dans une rame de métro. Le sac à dos que 
portait Krayem, qui pourrait avoir servi à transporter une 
bombe, n'a toujours pas été retrouvé. 
    "Il a fait demi-tour. Nous devons nous demander pourquoi?", 
a déclaré son avocat, Vincent Lurquin. 
    "Il parle. Cela signifie que l'enquête progresse", a ajouté 
l'avocat, selon lequel la coopération de son client pourrait 
permettre d'en apprendre davantage sur le mobile et les 
commanditaires de l'attentat. 
    Outre Krayem, cinq suspects ont vu leur détention prolongée 
d'un mois, dont Mohamed Abrini, accusé d'avoir accompagné les 
deux kamikazes de l'aéroport de Bruxelles et d'y avoir déposé 
une bombe dissimulée dans un sac. 
    Selon le groupe de presse belge SudPresse, qui cite une 
source anonyme, Mohamed Abrini aurait déclaré aux enquêteurs 
qu'il aurait été "forcé" par les frères El Bakraoui à se rendre 
à l'aéroport et qu'il n'aurait pas fait exploser sa bombe. 
    "Je n'ai jamais été en Syrie (...) Je ne ferais pas de mal à 
une mouche", aurait déclaré, toujours selon SudPresse, celui qui 
a reconnu être "l'homme au chapeau" filmé par une caméra de 
vidéosurveillance aux côtés des kamikazes Najim Laachraoui et 
Brahim El Bakraoui. 
    Abrini est également accusé d'avoir joué un rôle dans les 
préparatifs des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis. 
Il avait été filmé avec Salah Abdeslam dans une station service 
du nord de la France quelques jours avant les attaques. 
 
 (Alastair Macdonald; Tangi Salaün pour le service français) 
 
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