Le surprenant Genoa de Gasperini et Perotti.

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Le surprenant Genoa de Gasperini et Perotti.
Le surprenant Genoa de Gasperini et Perotti.

Gênes retrouve ses belles couleurs. Alors que Siniša Mihajlovi? fait sa révolution côté Sampdoria, le Genoa a vaincu la Juve et le Milan et s'est installé à une surprenante troisième place après 14 journées. Une surprise ? Pas tant que ça. En août, son entraîneur Gian Piero Gasperini l'avait annoncé Au mois d'août, l'Italien est à la plage et lit tranquillement les nouvelles de son club favori. Le 13 août, la Gazzetta dello Sport fait sa Une sur la probable arrivée d'Antonio Conte sur le banc de la sélection italienne, et un petit encadré est même réservé en hommage à Robin Williams. À l'intérieur de la rosea, Fernando Llorente raconte qu'il veut "écrire l'histoire comme Bettega et Trezeguet ", Lucas Biglia explique que "la Lazio ne doit pas se fixer de limites, même celles du Scudetto " et une page est même consacrée aux baby Maldini, Delvecchio, Moriero et Di Livio, tous en Primavera cette saison. Entre le son des vagues dans les oreilles et de jolies courbes dans les yeux, l'Italien prend son temps. Après tout, c'est les vacances. C'est à ce moment-là qu'arrive la page 11. En jogging et baskets, Gian Piero Gasperini est interrogé sur le travail de sa vie : la défense à trois.

Le Piémontais, qui n'avait duré que cinq matchs à l'Inter (quatre défaites) en insistant sur le trio défensif, revient sur le Mondial et surprend : "Vous avez vu toutes les sélections qui ont utilisé la défense à trois au Brésil pour le Mondial ? Avec le temps, le football annule tous les jugements ; tout le monde disait qu'avec un trio défensif on ne pouvait pas bien faire à niveau international. Le jeu les a fait mentir." Là, l'Italien lève la tête, avale une gorgée de Campari et se dit certainement que Gasperini ne méritait pas toutes ces critiques, en fin de compte. Puis, il reprend la lecture : "Et je vous dis même plus : quand ils joueront tous à trois derrière, je changerai. Je suis déjà en train de préparer un beau 4-4-2, un système revisité et bien fait. Préparez-vous, je vous surprendrai. " Forcément, l'Italien ne peut s'empêcher de sourire et se dit peut-être qu'en fait, Gasperini n'a jamais changé. À force de vouloir toujours être en avance, l'entraîneur a fini par ne plus vivre avec son temps. En se levant pour aller rejoindre madame, il se rappelle aussi que les plus grands génies ont tous semblé fous, à un moment ou un autre.
Des rescapés et des revanchards
Depuis la saison 1929-30, le Genoa n'a pas connu de meilleur départ après 14 journées. Un départ inespéré, au vu des dernières saisons du Griffone, qui rêve encore de 2008-09 et de cette superbe cinquième place accrochée par Gasperini et le duo Diego...



Au mois d'août, l'Italien est à la plage et lit tranquillement les nouvelles de son club favori. Le 13 août, la Gazzetta dello Sport fait sa Une sur la probable arrivée d'Antonio Conte sur le banc de la sélection italienne, et un petit encadré est même réservé en hommage à Robin Williams. À l'intérieur de la rosea, Fernando Llorente raconte qu'il veut "écrire l'histoire comme Bettega et Trezeguet ", Lucas Biglia explique que "la Lazio ne doit pas se fixer de limites, même celles du Scudetto " et une page est même consacrée aux baby Maldini, Delvecchio, Moriero et Di Livio, tous en Primavera cette saison. Entre le son des vagues dans les oreilles et de jolies courbes dans les yeux, l'Italien prend son temps. Après tout, c'est les vacances. C'est à ce moment-là qu'arrive la page 11. En jogging et baskets, Gian Piero Gasperini est interrogé sur le travail de sa vie : la défense à trois.

Le Piémontais, qui n'avait duré que cinq matchs à l'Inter (quatre défaites) en insistant sur le trio défensif, revient sur le Mondial et surprend : "Vous avez vu toutes les sélections qui ont utilisé la défense à trois au Brésil pour le Mondial ? Avec le temps, le football annule tous les jugements ; tout le monde disait qu'avec un trio défensif on ne pouvait pas bien faire à niveau international. Le jeu les a fait mentir." Là, l'Italien lève la tête, avale une gorgée de Campari et se dit certainement que Gasperini ne méritait pas toutes ces critiques, en fin de compte. Puis, il reprend la lecture : "Et je vous dis même plus : quand ils joueront tous à trois derrière, je changerai. Je suis déjà en train de préparer un beau 4-4-2, un système revisité et bien fait. Préparez-vous, je vous surprendrai. " Forcément, l'Italien ne peut s'empêcher de sourire et se dit peut-être qu'en fait, Gasperini n'a jamais changé. À force de vouloir toujours être en avance, l'entraîneur a fini par ne plus vivre avec son temps. En se levant pour aller rejoindre madame, il se rappelle aussi que les plus grands génies ont tous semblé fous, à un moment ou un autre.
Des rescapés et des revanchards
Depuis la saison 1929-30, le Genoa n'a pas connu de meilleur départ après 14 journées. Un départ inespéré, au vu des dernières saisons du Griffone, qui rêve encore de 2008-09 et de cette superbe cinquième place accrochée par Gasperini et le duo Diego...




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