Le superflu et le luxe sont de moins en moins chers

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Plus un produit est de première nécessité et plus ses prix s'envolent. Et à l'inverse, tout ce qui est sophistiqué, voire d'une utilité contestable, comme les gadgets électroniques, ne cesse d'être meilleur marché.

Aucun gouvernement démocratique n'oserait s'adresser ainsi à son peuple. «S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche», aurait dit Marie-Antoinette à l'automne 1789. De même au IIIe siècle, l'empereur chinois Jin Huidi avait répondu à ses sujets désespérés de ne pouvoir obtenir du riz : «Pourquoi ne mangent-ils pas de viande?» Une telle morgue n'est plus de mise. Mais étrangement, le conseil ne manquerait pas de pertinence aujourd'hui. Dans nos sociétés industrialisées et hypertechniques, les brioches augmentent en effet moins vite. Elles sont même parfois moins chères que le pain artisanal. C'est le monde à l'envers: plus un produit est de première nécessité et plus ses prix s'envolent. Et à l'inverse, tout ce qui est sophistiqué, voire d'une utilité contestable, comme les gadgets électroniques, ne cesse d'être meilleur marché.

La remarque de Marie-Antoinette, peut-être apocryphe - Jean-Jacques Rousseau, mort onze ans plus tôt, fait dire la

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