Le Sukerman du Sanchez-Pizjuan

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Le Sukerman du Sanchez-Pizjuan
Le Sukerman du Sanchez-Pizjuan

De retour au Sanchez-Pizjuan vingt-cinq ans après son arrivée au FC Séville, Davor Suker s'apprête à être reçu en héros par le peuple andalou. Des supporters sévillans qui n'ont pas oublié le passage de cinq exercices du Croate, sauveur du club en Liga et instigateur de l'union qui lie le club à la C3.

De Highbury au Santiago Bernabéu en passant par Upton Park, les crampons de Davor Suker font partie des souliers chanceux. Car, fructueuse et prolifique, la carrière du Croate l'amène d'Espagne en Angleterre jusqu'en Allemagne. Un voyage européen qui, à ses yeux, ne se résume pourtant pas à ses expériences chez les Gunners ou les Merengues. Non, pour l'actuel président de la fédération croate, "le Dinamo Zagreb et le FC Séville sont mes deux amours" : "J'ai eu une ample carrière, mais mon coeur reste divisée entre ces deux clubs qui se retrouvent aujourd'hui en Ligue des Champions. C'est au Dinamo que je suis devenu footballeur mais c'est à Séville que j'ai fait le grand saut. C'est pour cela que Séville est très spéciale dans ma vie, c'est cette équipe qui a fait de moi un attaquant important". De fait, lorsqu'il rejoindra la loge d'honneur du Sanchez-Pizjuan en ce mercredi décisif pour l'avenir en C1 des Sevillistas, il sera accueilli en rockstar par un peuple de Nervion qui le considère comme l'un des siens. Une idole aux 76 banderilles en 153 matchs à l'aura toujours intacte qui devrait, une nouvelle fois, recevoir son lot de melons.

Suker : "Imaginez que l'on bombarde la cathédrale de Séville"


Lorsqu'il débarque dans le quartier de Nervion en octobre 1991, Davor Suker n'a pas la tête à rire. Ni même au football : "Imaginez que l'on bombarde la cathédrale de Séville. C'est exactement la même chose qui est arrivé chez moi ". Ouvrant sa conférence de presse de présentation au Sanchez-Pizjuan, ses palabres se font l'écho des bombardements de sa villa natale, Osijek, lors de la guerre de Croatie. Un épisode tragique sans lequel il n'aurait quitté aussi rapidement le Dinamo Zagreb, club phare du pays qu'il rejoint deux ans plus tôt en provenance de son NK Osijek formateur, mais qui, par la force des choses, réjouit le peuple sevillista. Dès sa première apparition, pour un anonyme tour de Copa del Rey face à l'Espanyol Barcelone, il y va de son triplé. La Sukermania, comme la qualifie la presse sévillane, peut commencer. Durant cinq saisons, elle ne s'estompe jamais, en partie grâce aux nombreux pions du Croate, mais également du fait de sa classe et de sa sympathie envers les Hispalenses - surnom des Sévillans. Mieux, il gagne aussi le surnom de Sukerman, en…


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