Le Sud-Soudan, sitôt né, pense déjà à la guerre 

le
0
Le Sud-Soudan a proclamé samedi formellement son indépendance lors d'une cérémonie officielle en présence de dirigeants étrangers. Plusieurs sujets de discorde opposent Juba à Khartoum

L'horloge qui décompte les heures restant jusqu'à l'indépendance du Sud-Soudan ne marche plus. Vendredi matin, la grosse machine aux chiffres rouges plantée en haut d'un mât métallique au milieu de l'un des rares ronds-points goudronnés de Juba, la capitale, affichait fièrement, avec presque un jour d'avance : zéro jour, zéro heure, zéro seconde. Certains veulent voir dans ce raté le symbole d'un État mal préparé à survivre seul, mal géré et dont l'avenir est loin d'être un chemin de roses.

Nathan Deng Ajei, quant à lui, marche à grands pas, sans même un regard pour le compte à rebours détraqué. Le jeune homme est tout à sa joie et à ses espérances, comme chacun à Juba : «C'est un grand jour. Nous sommes libres ce soir à minuit (vendredi, NDLR). Nous n'aurons plus à subir le regard des gens du Nord, qui nous méprisaient. Demain, on va pouvoir vivre, développer notre pays.» Pour l'heure, la naissance de «sa» nation, la 193e du monde, es

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant