Le Sud libyen, un désert propice aux trafics

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Pas plus Alger que Tripoli ne peuvent garantir l'étanchéité de leurs frontières sud.

Le chétif état libyen n'est jamais parvenu à imposer un semblant d'ordre et de contrôle sur le sud de son territoire, cette immensité désertique par laquelle ont été acheminées nombre d'armes sorties des arsenaux de Kadhafi vers les pays voisins et, de là, jusqu'au Mali. Parmi tous les trafics, ce commerce, notoirement structuré par les Touaregs qui combattaient auprès du dictateur et les réseaux islamistes, affole les services engagés dans la lutte contre le terrorisme, et maintenant l'armée française investie au Mali.

Pas plus Alger que Tripoli ne peut garder ses frontières. Mais, sans État ni armée, la Libye est encore moins apte à le faire. Sur sa frontière sud, ces 4 000 km de désert, Tripoli se trouve de surcroît en butte à des conflits ethniques entre Toubous, d'origine subsaharienne, tribus arabes et Touaregs. Dès la chute de Mouammar Kadhafi, les Toubous se sont...



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