Le succès du bagel se confirme en France

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À la mode seulement depuis 2011, ce petit pain troué est devenu un classique de la pause-déjeuner, au point d'espérer concurrencer le burger.

Bagelstein, Bruegger's, Bagel Corner, les enseignes de restaurants de bagels se multiplient ces derniers mois en France. Pas une ville qui ne soit épargnée par l'engouement que suscite ce petit pain rond et troué. Car depuis sa démocratisation il y a quatre ans, le bagel s'est vite imposé comme un incontournable. Les boutiques pullulent et cultivent une atmosphère chic et branchée à l'image de la marque Bagelstein qui revisite avec humour l'arbre généalogique des inventeurs du bagel.

Le principe est simple. Prenez un petit pain, nature, sésame, aux oignons ou au pavot, peu importe tant qu'il y a un trou au milieu. Toastez-le et ajoutez-y tous les ingrédients que vous souhaitez. Le concept fait fureur et s'impose partout, pour un prix oscillant entre 4 et 8 euros.

«Le bagel est arrivé au bon moment», confirme Michael Cohen, co-fondateur de la chaîne Bagel Corner. «En 2011 nous étions en période de crise, où les actifs délaissaient la gastronomie et les restaurants pour se diriger vers les fast-foods ou des produits peu coûteux et rapides à consommer comme les kebabs ou les paninis. Le bagel a tout de suite offert une alternative en proposant un produit bon, gustativement parlant et correspondant au prix d'un ticket restaurant moyen.» Lancée en 2011, la société Bagel Corner compte actuellement 10 restaurants en France, dont 5 franchises et annonce un objectif de 60 points de vente d'ici fin 2018.

De la communauté yiddish au «it-sandwich» des magazines

Contrairement aux idées reçues, la capitale du bagel est polonaise. Le petit pain serait né à Cracovie au XVIIe siècle au moment de la victoire du roi Jean III Sobieski contre les Turcs aux portes de Vienne en 1683. Afin de rendre hommage au roi, cavalier émérite, un boulanger aurait crée un pain en forme d'étrier d'où son nom «Bügel» qui signifie «étrier» en allemand. Le bagel aurait ensuite immigré aux États-Unis, rapporté dans les sacs des colons polonais et de la communauté yiddish. Un Eldorado américain qui, depuis, colle à la peau du sandwich.

New York est devenue sa ville d'adoption et la jeune active new-yorkaise branchée, sa maître à penser. Celle-ci a dépoussiéré le petit pain en forme de bracelet et l'a élevé au rang de «it-sandwich» light et healthy. Ajoutez à cela un solide plan marketing autour d'apparitions régulières dans des séries télés américaines, au premier rang desquelles la cultissime Sex and the City, et l'effet de mode a fait le reste. Après avoir conquis l'Amérique, le bagel a de nouveau traversé l'Atlantique, pour s'implanter en Europe sous l'étendard du fast-food sain et branché. Malgré ce départ résolument féminin, le bagel séduit aussi les hommes attirés par la perspective de manger vite et bien.

Un «sérieux concurrent» du burger

Le bagel marche, et très bien même. Au point de venir concurrencer le sacro-saint burger? «C'est vrai que le bagel est un sérieux concurrent du hamburger, toutefois nous récupérons surtout des parts de marché au détriment des kebabs, paninis et plus généralement du sandwich-baguette traditionnel», précise Michael Cohen. Preuve que le bagel est parti pour rentrer dans les moeurs, McDonald's en propose désormais sur sa carte. Une consécration pour le petit sandwich à trou?

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