Le stress post-traumatique, un risque après la captivité

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Le traumatisme se caractérise par des symptômes précis: la reviviscence d'événements, un sentiment d'alerte permanent, des réactions de sursaut au moindre bruit ou encore des cauchemars.

Comment revient-on dans la vie après cinq ans de séquestration, de solitude, de peur? «Le principal traumatisme est celui du moment de l'enlèvement. La durée de l'enlèvement vient ajouter un caractère de gravité. Mais il ne faut pas ignorer le bouleversement que représente sa libération, un autre traumatisme qu'il faut affronter, gérer, négocier», explique le Pr Michel Lejoyeux, psychiatre à l'hôpital Bichat, à Paris.

Selon les experts interrogés, le fait d'avoir été victime d'un enlèvement d'ordre politique plutôt que criminel est un facteur de protection. Au-delà de sa famille, il a le soutien d'un groupe, d'un pays, c'est un élément qui réduira le risque de ce fameux stress post-traumatique auquel sont exposées les personnes, même en bonne santé, ayant vécu un événement psychiquement agressif. «Les autorités israéliennes lui (Gilad Shalit) ont remis tout de suite un uniforme de l'armée, c'est peut-être incompréhensible pour beaucoup, mais c'e

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