Le statut du beau-parent «irait à l'encontre de notre droit de la famille»

le
0
INTERVIEW - Sociologue, auteur de Familles recomposées : un défi à gagner (Marabout), Sylvie Cadolle est maître de conférences à Paris-Sorbonne.

LE FIGARO. - Pourquoi l'idée de créer un statut du beau-parent ou du tiers revient-il régulièrement dans l'actualité?

Sylvie Cadolle. - Il n'y a pas d'institution de la famille recomposée. Sur le plan juridique, le beau-parent et le bel-enfant sont des étrangers. Certains dénoncent ce vide. Le beau-parent ou le tiers n'a pas l'autorité parentale ni de devoir financier pour l'entretien ou l'éducation de l'enfant dont il partage la vie. Pourtant, s'il est marié avec le parent, il a le devoir de participer aux charges du ménage.

Dans l'intimité, ce rôle se révèle tout aussi difficile à définir...

Le beau-parent est un funambule. Il n'a pas d'autorité sur l'enfant à proprement parler. Cela se passe mieux s'il est cautionné par les deux parents...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant