Le stade Vélodrome de Marseille devient l'"Orange Vélodrome"

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    MARSEILLE, 3 juin (Reuters) - La mairie de Marseille et le 
groupe Orange  ORAN.PA  ont annoncé vendredi un accord de 
parrainage d'une durée de dix ans qui doit permettre à 
l'opérateur de téléphonie d'accoler son nom à celui du stade 
Vélodrome, pour un montant qui n'a pas été dévoilé. 
    Le maire Les Républicains de la ville, Jean-Claude Gaudin, a 
souligné l'intérêt pour Marseille de ce "mariage entre deux 
entités fortes" qui a conduit à renommer le stade Vélodrome en 
"Orange Vélodrome". 
    "Orange, c'est la marque avec qui tout le monde veut se 
marier", a-t-il dit. 
    Le montant de la transaction conclue pour une durée de dix 
ans n'a pas été rendu public. 
    "On ne dévoile pas ce montant, qui relève de négociations 
entre sociétés privées. Dans la vie des affaires, il y a des 
choses que l'on n'a pas besoin de dire", a affirmé le PDG 
d'Orange, Stéphane Richard. 
    De source proche du dossier, on rappelle que le chiffre de 
trois millions d'euros par an avait été avancé au début des 
négociations ouvertes en 2014 pour trouver un partenaire dans le 
cadre d'une opération de "naming" du stade Vélodrome. 
    Le partenariat technique et financier a finalement été 
conclu entre Orange et Arema, une coentreprise de Bouygues 
 BOUY.PA , de la Caisse des Dépôts et Consignations et de la 
Caisse d'Epargne, en charge de l'exploitation du stade après en 
avoir assuré la rénovation pour un coût de 267 millions d'euros, 
financé par l'Etat et les collectivités locales. 
    Dans le cadre d'un partenariat public-privé, la ville de 
Marseille doit verser à Arema une redevance annuelle d'environ 
12 millions d'euros pendant une trentaine d'années. 
    Le stade d'une capacité de 67.394 places, qui doit 
accueillir six rencontres de l'Euro 2016, est la propriété de la 
municipalité depuis l'inauguration de l'enceinte sportive en 
1937. 
    L'Olympique de Marseille, qui y dispute ses matches, doit 
s'acquitter d'une redevance annuelle fixe de quatre millions 
d'euros. La municipalité perçoit également un intéressement sur 
la partie du chiffre d'affaires de la billetterie qui excède les 
20 millions d'euros. 
    La propriétaire du club marseillais, Maragarita 
Louis-Dreyfus, a décidé de le mettre en vente à la mi-avril.  
    "Je lui ai demandé si les choses évoluaient, visiblement 
c'est non", a regretté Jean-Claude Gaudin, qui a rencontré la 
veuve de l'homme d'affaires Robert Louis-Dreyfus lors de la 
finale de Coupe de France, le 21 mai à Paris. 
  
 
 (Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse) 
 

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