Le Sri Lanka rattrapé par ses démons

le
0
le 21 mai 2006, un Tigre tamoul patrouille dans la ville de Kilinochchi. Photo d'illustration.
le 21 mai 2006, un Tigre tamoul patrouille dans la ville de Kilinochchi. Photo d'illustration.

Empêtrée dans de lourds rouages diplomatiques, l'ONU piétinait dans l'embarrassant dossier du Sri Lanka. Fin 2012, son secrétaire général Ban Ki-moon admettait que "les Nations unies ont échoué à assumer leurs responsabilités", incapables de freiner l'escalade des violences et de protéger les populations civiles durant la guerre ethnique au Sri Lanka. Au nom d'une "guerre contre le terrorisme", le président sri-lankais Mahinda Rajapaksa s'était donné tous les moyens pour venir à bout de la guérilla tamoule, unanimement condamnée quant à elle pour son recours aux combattants kamikazes ou à l'enrôlement d'enfants-soldats. En mai 2009, Colombo déclarait sa "victoire totale" sur les Tigres tamouls, après 26 années d'un conflit acharné. Mais dans son sillage triomphant, l'armée sri-lankaise laissait derrière elle les cadavres d'au moins 40 000 civils tamouls, tués au cours des derniers mois des combats. C'était à Mullaitivu, une région côtière paradisiaque du nord-est de l'île, où s'étaient réfugiés les civils et les rebelles piégés par l'offensive gouvernementale. L'armée de Colombo reprenait aussi le contrôle des anciens territoires rebelles du Nord, enfermant la population tamoule dans une chape de silence.Après deux heures de débats à Genève, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté jeudi une résolution très attendue depuis cinq ans par les organisations dénonçant l'impunité de Colombo. Cette résolution...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant