Le sprint français n'avance plus

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Le sprint français n'avance plus
Le sprint français n'avance plus

Cette fois, c'est clair. Le sprint français a perdu sa voix dans le concert international. Après François Pervis sorti en qualifications, Grégory Baugé est tombé hier dès les quarts de finale de l'épreuve individuelle en deux manches sèches face au Russe Dmitriev. Une sacrée claque pour le médaillé d'argent des JO de Londres, qui clamait sa soif d'or depuis quatre ans. « C'est une énorme déception, souffle le Francilien. Vous savez pourquoi j'étais venu. Je ne me voyais pas sortir si vite. Je lui ai fait un cadeau dans la première manche. Ce n'est pas une question de méforme ou pas. Je marchais très bien. Mais le niveau augmente... »

Et celui des Bleus ne suit pas la courbe ascendante. Baugé connaît les raisons du déclin. Comme Michaël D'Almeida après le bronze par équipes, il essaie de ne pas trop en dire. Mais il est suffisamment éloquent.

« Il y a quatre ans, on bataillait avec les tout meilleurs, lâche-t-il. Ce n'est plus le cas. Est-ce que ce sont les coureurs qui ne sont plus bons ? Est-ce que c'est le staff ? Il faut leur poser la question. Les coureurs feront leur analyse. J'espère que le staff également. Bizarrement, on n'a jamais les mêmes... Quand on arrivera à avancer tous ensemble, peut-être que la tendance s'inversera. »

Déjà présent à Pékin en 2008 et à Londres en 2012, Grégory Baugé confesse qu'il vient de vivre son olympiade la plus compliquée. Depuis que l'ex-entraîneur Florian Rousseau a claqué la porte et tiré la sonnette d'alarme en 2013, l'encadrement a beaucoup tangué. Le Néo-Zélandais Justin Grace, l'homme qui fait aujourd'hui gagner le sprint anglais, a été viré au bout d'un an. Puis Franck Durivaux a assuré l'intérim avant la nomination de l'ancien champion Laurent Gané. Les coureurs ont plus eu l'impression de tourner en rond que de tourner rond.

« Il y a eu des changements, mais est-ce que les moyens humains étaient bons ? interroge Baugé. Au très haut niveau, ...

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