Le Sporting en croisade contre le TPO.

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Le Sporting en croisade contre le TPO.
Le Sporting en croisade contre le TPO.

Au Portugal, tous les clubs utilisent les fonds d'investissement à leur avantage pour rivaliser avec les mastodontes du football européen. Tous, sauf un. Depuis le mois de septembre, le Sporting et son président Bruno de Carvalho sont entrés en guerre contre l'envahisseur après une querelle avec Doyen Sports et comptent bien mettre un terme à la dictature du Third Party Ownership.La tierce propriété dans le football, plus communément appelée TPO pour "Third Party Ownership", est un thème qui revient de plus en plus dans les médias et un sujet d'inquiétude chez beaucoup d'acteurs du ballon rond, dont Michel Platini. L'ancienne gloire française aimerait s'en débarrasser car elle serait contraire au principe d'équité. D'autres la soutiennent pour les mêmes raisons, parce qu'elle permet à des clubs limités financièrement d'acquérir des joueurs qu'ils n'auraient jamais pu imaginer acheter avec le seul argent sortant de leur poche. C'est le cas de la plupart des écuries portugaises. La Liga Sagres est, loin derrière le Brésil et les nations balkaniques, l'un des plus grands bénéficiaires de ce système de tierce propriété. Pourtant, aujourd'hui, c'est bien Bruno de Carvalho, président du Sporting, qui se pose en leader de la révolte contre le TPO depuis qu'il a juré ne plus jamais se servir de fonds d'investissements opaques pour recruter des joueurs. Ironique, lorsqu'on sait qu'il y a un an et demi, le président "sportinguista", à l'époque candidat à la présidence du club, avait présenté comme argument de campagne des investisseurs russes prêts à injecter 50 millions d'euros pour renforcer l'effectif et à qui le Sporting cèderait 40% des parts sur chaque recrue obtenue avec cet argent. Si les Russes n'ont toujours pas pointé le bout de leur nez depuis cette fausse promesse électorale, De Carvalho ne voyait jusqu'ici aucun mal à travailler avec des fonds quels qu'ils soient. Alors pourquoi un tel changement de cap ?
Le cas Rojo
Avant l'ouverture du dernier mercato estival, le fond Doyen Sports possédait des parts sur les joueurs Zakaria Labyad - aujourd'hui en prêt à Vitesse - et Marcos Rojo, aujourd'hui joueur de Manchester United. À ce moment-là, le Sporting possède 20% de Rojo. Le Spartak Moscou, son ancien club, en détient également 5% (mais a droit à 20% de la plus-value au-dessus des 5 millions d'euros), le reste des parts (75%) appartenant entièrement au fonds d'investissement. Comme la TPO est interdite en Angleterre, Manchester United verse aux alentours du 20 août l'intégralité des 20 millions déboursés pour l'acquisition de l'Argentin dans les caisses de son interlocuteur direct, à savoir le Sporting. Les Leões étaient ensuite censés verser les 75% à Doyen Sports et les 5% - plus bonus - au Spartak. Cela a été fait, sauf que le...

La tierce propriété dans le football, plus communément appelée TPO pour "Third Party Ownership", est un thème qui revient de plus en plus dans les médias et un sujet d'inquiétude chez beaucoup d'acteurs du ballon rond, dont Michel Platini. L'ancienne gloire française aimerait s'en débarrasser car elle serait contraire au principe d'équité. D'autres la soutiennent pour les mêmes raisons, parce qu'elle permet à des clubs limités financièrement d'acquérir des joueurs qu'ils n'auraient jamais pu imaginer acheter avec le seul argent sortant de leur poche. C'est le cas de la plupart des écuries portugaises. La Liga Sagres est, loin derrière le Brésil et les nations balkaniques, l'un des plus grands bénéficiaires de ce système de tierce propriété. Pourtant, aujourd'hui, c'est bien Bruno de Carvalho, président du Sporting, qui se pose en leader de la révolte contre le TPO depuis qu'il a juré ne plus jamais se servir de fonds d'investissements opaques pour recruter des joueurs. Ironique, lorsqu'on sait qu'il y a un an et demi, le président "sportinguista", à l'époque candidat à la présidence du club, avait présenté comme argument de campagne des investisseurs russes prêts à injecter 50 millions d'euros pour renforcer l'effectif et à qui le Sporting cèderait 40% des parts sur chaque recrue obtenue avec cet argent. Si les Russes n'ont toujours pas pointé le bout de leur nez depuis cette fausse promesse électorale, De Carvalho ne voyait jusqu'ici aucun mal à travailler avec des fonds quels qu'ils soient. Alors pourquoi un tel changement de cap ?
Le cas Rojo
Avant l'ouverture du dernier mercato estival, le fond Doyen Sports possédait des parts sur les joueurs Zakaria Labyad - aujourd'hui en prêt à Vitesse - et Marcos Rojo, aujourd'hui joueur de Manchester United. À ce moment-là, le Sporting possède 20% de Rojo. Le Spartak Moscou, son ancien club, en détient également 5% (mais a droit à 20% de la plus-value au-dessus des 5 millions d'euros), le reste des parts (75%) appartenant entièrement au fonds d'investissement. Comme la TPO est interdite en Angleterre, Manchester United verse aux alentours du 20 août l'intégralité des 20 millions déboursés pour l'acquisition de l'Argentin dans les caisses de son interlocuteur direct, à savoir le Sporting. Les Leões étaient ensuite censés verser les 75% à Doyen Sports et les 5% - plus bonus - au Spartak. Cela a été fait, sauf que le...

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