Le sport, un médicament contre le cancer

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Des médecins, le 4 novembre 2014 à Paris.
Des médecins, le 4 novembre 2014 à Paris.

Une activité physique adaptée, pratiquée de manière régulière permet de limiter les rechutes de 40 %, d’améliorer la survie de 40 % et de réduire les effets secondaires liés aux traitements anticancéreux.

Faire du sport, c’est bon pour la santé. Le message est clair. Faire du sport quand on est atteint d’un cancer a de multiples bienfaits, c’est moins connu. Une étude menée par la Cami – fédération nationale Sport & Cancer, association créé en 2000 par le cancérologue Thierry Bouillet et le karatéka Jean-Marc Descotes –, et le laboratoire Amgen, s’est penchée sur le vécu des patients et des soignants et les conditions d’accès aux activités physiques.

Présentée mercredi 12 octobre, l’étude a porté sur 1 544 patients – une majorité de femmes, dont les deux tiers souffraient d’un cancer du sein. Parmi les bénéfices attendus, les patients interrogés citent en tête l’amélioration de la qualité de vie et du bien-être (99 %), des chances supplémentaires de guérir (83 %) et la réduction de la fatigue et des douleurs.

Certains chiffres peuvent surprendre toutefois : 74 % des patients ont continué à pratiquer une activité physique malgré leur maladie. Mais les freins sont nombreux. Plus de la moitié des soignants également interrogés lors de cette étude (894 soignants dont 41 % d’oncologues) méconnaissent les recommandations et parfois même l’existence de programmes d’activité physique et sportive pour les patients touchés par le cancer et n’en parlent pas forcément. Autre frein, la surcharge de travail. Bien souvent, les professionnels de santé ne savent pas toujours où adresser leurs patients pour un sport adapté.

Améliorer la survie de 40 % Du côté des patients, la fatigue est l...

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