Le spectre d'un nouveau choc pétrolier

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Le spectre d'un nouveau choc pétrolier
Le spectre d'un nouveau choc pétrolier

Les cours du pétrole font du yo-yo. A New York, le brut, qui avait plongé à 45 $ (42,50 ¤) le baril fin 2016 avant de remonter à 54 $ (51 ¤) en février, est repassé jeudi dernier sous la barre symbolique des 50 $ (47,15 ¤). Une bonne nouvelle pour les automobilistes. Depuis le début de l'année, ils bénéficient de prix à la pompe relativement stables, autour de 1,27 ¤ le litre pour le gazole et 1,41 ¤ pour le SP95.

 

Pour combien de temps ? Les 14 pays membres de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) avaient passé un accord fin novembre pour réduire, au premier semestre 2017, leur production de 1,2 million de barils par jour, à 32,5 millions, pour faire remonter les prix. Dix jours plus tard, 11 autres pays non-membres de l'Opep ont eux aussi décidé de baisser leur production de 560 000 barils par jour. «Il semble que ces mesures n'aient pas suffi, constate Francis Perrin, directeur de la revue Pétrole et Gaz arabe. Car d'autres facteurs sont venus impacter les prix.»

 

Contrecoup inquiétant

 

A commencer par le spectaculaire retour du pétrole de schiste aux Etats-Unis, premier producteur de pétrole au monde, devant la Russie et l'Arabie saoudite. Pourtant, «ce pétrole non-conventionnel est plus difficile à extraire et doit être vendu plus cher pour qu'il soit rentable», s'étonne Jean-Marie Chevalier, économiste, spécialiste du pétrole. Mais les cours du brut au plus bas n'ont pas découragé les compagnies pétrolières qui ont relancé les forages de schiste en anticipant une remontée des cours. Résultat : cette production de pétrole de schiste évite aux Etats-Unis d'avoir à importer du brut, ce qui contribue à augmenter l'offre mondiale de pétrole et à contenir les prix. Autre facteur : «Le stock commercial des Etats-Unis a encore augmenté de 8,2 millions de barils en une semaine, reprend Francis Perrin. Si l'on ajoute leurs réserves stratégiques, une telle quantité ne ...

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  • akelacca il y a 10 mois

    Au plus haut nous étions à 130$ et s’est mis en place le pétrole de schiste, rentable à partir de 100$ puis dont le seuil de rentabilité est passé à 80$.Pour l’électrique aujourd’hui c’est réservé aux militants compte tenu des prix d’achats très long à amortir vu les prix des locations de batteries qui grosomodo correspondent au carburant pour 800Km / mois. Mais la encore, plus le prix de l'essence monte, plus l’électrique devient rentable.

  • akelacca il y a 10 mois

    Les chocs pétroliers sont de moins en moins possible car il existe de plus en plus d'alternatives. Gaz de schist, Véhicules électriques, Hydrogene... chaque alternative est un frein a la hausse du prix car au delà d'un prix (différent pour chaque alternative) , le pétrole n'est plus intéressant.

  • pierry5 il y a 10 mois

    On vient de trouver un gisement important en Alaska. Les russes attendent des financements pour exploiter un immense gisement en Arctique. Sauf une forte spéculation temporaire, le coût du brut ne devrait pas augmenter bien au contraire.

  • jmlhomme il y a 10 mois

    Il faut ajouter la decouverte de nouveaux gisements enormes... l'arrivée à moyen terme de nouveau mode de transport (hydrogene) dont la ressources sera une energie alternative renouvelable et non polluante ou la transformation de Gaz ( hyperabondant)....bref le marché du petrole est voué pour 30 ans à la baisse de la demande. Il a plus de chance de rester autour de 50$ que de remonter vers les 80....