Le SOS des lycées défavorisés

le , mis à jour à 08:56
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Le SOS des lycées défavorisés
Le SOS des lycées défavorisés

Quand on demande à ces professeurs le statut de leur lycée de banlieue, il y a comme un flottement. « On est ZEP (zone d'éducation prioritaire) », dit l'un. « On est APV (Affectations à caractère prioritaire justifiant une valorisation)... ou prévention violence ? » s'interroge un deuxième. « En fait, on ne sait pas, tranche une troisième. On n'est plus rien. »

Plusieurs centaines de professeurs de lycées ont manifesté hier à Paris contre ce flou, mus par la crainte de perdre, au milieu de ce brouillard administratif, les moyens attribués aux établissements en difficulté. Leur collectif, Touche pas à ma ZEP, revendique 78 établissements, principalement en région parisienne, mais aussi à Creil (Oise), à Dreux (Eure-et-Loir) ou à Marseille (Bouches-du-Rhône) et à Toulouse (Haute-Garonne).

Les promesses à l'épreuve du terrain

Ils aimeraient obtenir sur le fil, avant l'élection présidentielle, la garantie de conserver leurs capacités de mieux encadrer les élèves, monter des projets culturels ou faire classe en petits groupes.

Combien sont-ils ces lycées de l'éducation prioritaire ? Même le ministère a du mal à le dire tant les pansements créés depuis les années 1980 s'enchevêtrent et se superposent, au-delà des 168 lycées de France estampillés « ZEP ». Pour l'instant, ces établissements se vivent comme en sursis : exclus de la réforme de l'éducation prioritaire de 2014, limitée aux écoles et aux collèges, ils bénéficient d'une « clause de sauvegarde » censée geler leurs acquis jusqu'en 2019. « Il faudrait arrêter de nous arnaquer et dire les choses clairement : soit on est ZEP, soit on ne l'est plus ! » s'agace Vincent, prof d'anglais dans un lycée polyvalent de Mantes-la-Jolie (Yvelines).

De toutes les promesses du quinquennat, Vincent, comme nombre de manifestants croisés hier, a l'impression de n'avoir jamais vu la couleur.

L'école du numérique ? « Notre connexion Internet ne nous ...

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  • frk987 il y a 6 mois

    Et si l'on se posait la seule bonne question : que fichent ces individus dans un lycée ?