«Le sort du pays est aux mains des tribus» 

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INTERVIEW - Moncef Ouannès, professeur à l'université de Tunis, est spécialiste de la Libye, auteur du livre Militaires, Élites et Modernisation dans la Libye contemporaine ( Éditions L'Harmattan).

LE FIGARO. - La chute du régime est-elle inéluctable ?

Moncef OUANNÈS. - Oui, je pense qu'on approche de la fin. D'heure en heure, la contestation gagne du terrain. Environ 60 % du territoire sont désormais sous le contrôle des manifestants. Après avoir subi le régime répressif du colonel Mouammar Kadhafi pendant 42 ans, et face aux crimes contre l'humanité de ces derniers jours, les Libyens sont arrivés à la conclusion qu'ils doivent se battre jusqu'au bout, au péril de leur vie. Pendant ce temps, les défections au sein des institutions se poursuivent. À ce jour, au moins la moitié des militaires de l'armée régulière se sont retournés contre le régime. Rappelons qu'en 1969, c'est l'armée qui facilita la prise de pouvoir de Kadhafi. Mais, par crainte d'un éventuel coup d'État, le leader libyen s'employa rapidement à la marginaliser. Pas étonnant que les militaires préfèrent aujourd'hui rejoindre les manifestants. Enfin, il n'est pas exclu que la

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