Le sort de l'abattoir Gad suspendu à une reprise par Intermarché

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LE SORT DE L'ABATTOIR GAD DÉPEND D'INTERMARCHÉ
LE SORT DE L'ABATTOIR GAD DÉPEND D'INTERMARCHÉ

RENNES (Reuters) - Le sort de l'abattoir Gad de Josselin (Morbihan), dont la direction va demander l'arrêt du plan de redressement au tribunal de commerce de Rennes, est désormais suspendu à une éventuelle reprise par le groupe Intermarché.

La direction de l'entreprise, qui dépend du groupe légumier Cecab, a confirmé vendredi lors d'un comité d'entreprise sa décision de déposer une "demande de résolution du plan de redressement" de l'abattoir porcin devant le tribunal dans les prochains jours.Le tribunal devra ensuite se prononcer sur une liquidation judiciaire avec ou sans poursuite de l'activité."Seul un adossement à un acteur français ou étranger de la filière peut permettre de pérenniser l'activité de Gad SAS", a précisé la direction de Gad dans un communiqué.

A ce jour, la société SVA Jean Rozé de Vitré (Ille-et-Vilaine), filiale du groupe Intermarché, est le seul candidat potentiel à une reprise, mais a précisé qu'elle était actuellement dans une phase d'étude du dossier qui ne préjugeait pas de sa décision finale.

"Ce dossier est toujours dans un processus d'instruction nécessaire et préalable à une prise de décision éventuelle de reprise", a indiqué mercredi SVA dans un communiqué.

En début de semaine, les représentants syndicaux de Gad SAS, qui étaient reçus au ministère de l'Agriculture, avaient indiqué que le ministre, Stéphane Le Foll, leur avait annoncé qu'Intermarché déposerait prochainement une offre de reprise de leur abattoir.

"C'est notre seul espoir pour éviter la liquidation avec l'arrêt de l'activité", a dit à Reuters Patrick Piguel, délégué CFDT, à la suite du comité d'entreprise de vendredi.En redressement judiciaire depuis un an, GAD SAS, qui emploie environ 1.000 salariés à Josselin, doit faire face à un endettement important qui a déjà conduit à la fermeture de son abattoir de Lampaul-Guimiliau, dans le Finistère.Selon la direction, les difficultés de l'entreprise ont été aggravées par l'embargo russe décrété en janvier 2014 sur le porc européen qui a "déclenché une concurrence très vive entre opérateurs" de l'Union, provoquant une perte de 7,5 millions d'euros pour l'abattoir.GAD SAS met aussi en cause "le différentiel défavorable du prix du porc en France par rapport à ses concurrents", et "le dumping social, notamment allemand".

Le tribunal de commerce de Rennes pourrait statuer sur l'avenir de l'entreprise début septembre.

(Pierre-Henri Allain, édité par Yves Clarisse)

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