Le SNPL accuse Air France de retrouver ses "vieux démons"

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    PARIS, 21 avril (Reuters) - Le Syndicat national des pilotes 
de ligne (SNPL) a accusé jeudi la direction d'Air France d'avoir 
retrouvé ses "vieux démons" en mettant sur la table un projet 
d'accord impossible à signer sur les règles de rémunération des 
pilotes. 
    La filiale d'Air France-KLM  AIRF.PA  a présenté le 10 avril 
à ses pilotes un projet d'accord leur demandant plus de 
flexibilité en échange de la promesse d'au moins 600 embauches 
d'ici 2020, dont 220 créations d'emplois. 
     Les deux syndicats de pilotes de la compagnie, le SNPL et 
le Syndicat des pilotes d'Air France (Spaf), avaient déclaré à 
Reuters la semaine dernière qu'ils s'opposaient fermement à ce 
projet d'accord ouvert à la signature jusqu'au 2 mai. 
  
    "C'est sans surprise (...) que le conseil a rejeté mercredi 
à l'unanimité ce texte qui ne correspond en rien aux objectifs 
fixés au début et ne résout aucun des problèmes d'Air France", a 
déclaré le porte-parole Emmanuel Mistrali. 
    Une porte-parole d'Air France s'est refusée à tout 
commentaire, confirmant simplement le délai du 2 mai donné par 
la compagnie à ses pilotes pour signer l'accord. 
    Emmanuel Mistrali a dénoncé à la fois le fond du projet 
d'accord et la date butoir fixée qui, selon lui, "ferme le jeu". 
    "La direction recommence les mêmes erreurs, démarrant avec 
plein de bonne volonté, un discours qui semble être plus apaisé, 
des négociations semblant débuter sous des meilleures auspices", 
a constaté Emmanuel Mistrali, faisant référence au changement de 
méthode proposé en janvier par le nouveau directeur des 
ressources humaines.   
    "Mais on a replongé dans les vieux démons, les vieilles 
recettes, c'est-à-dire l'attaque sur les conditions de travail 
et des salaires sous couvert de vagues promesses d'amélioration 
de croissance et d'amélioration de la productivité qui 
n'engagent à rien." 
    Le SNPL reste prêt à négocier, mais sur de nouvelles bases, 
a poursuivi Emmanuel Mistrali, se demandant si la direction 
d'Air France était prête à prendre le risque de "commettre des 
agressions" contre les règles de rémunération des pilotes ou 
leur périmètre d'activité à quelques mois d'un changement de 
direction de sa maison mère Air France-KLM. 
    Le groupe franco-néerlandais espère présenter d'ici son 
assemblée générale annuelle du 19 mai un successeur à Alexandre 
de Juniac, qui prendra la tête de l'Association du transport 
aérien international (Iata) d'ici le 1er août.   
    Selon Les Echos, l'ex-directeur général de GDF-Suez 
Jean-François Cirelli et Jean-Marc Janaillac, PDG de Transdev, 
sont les favoris.   
 
 (Cyril Altmeyer, édité par Dominique Rodriguez) 
 

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