Le smartphone révolutionne le paiement en ligne

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Les portefeuilles numériques vont se multiplier en France dans les prochains mois.

Pour payer sur Internet avec un smartphone, le client, sa carte bancaire à la main, doit encore laborieusement en taper les 16 chiffres sur le petit écran. Mais cela va changer. Bientôt, il lui suffira de cliquer, sur le site du e-commerçant, sur un bouton V.me (Visa), ou PayPass (MasterCard), par exemple, pour régler en indiquant seulement son identifiant (son nom, son e-mail...) et un code secret. Ses coordonnées bancaires (numéro de compte ou de carte) auront été enregistrées auparavant auprès de MasterCard ou Visa (via en général sa banque) ou d'autres établissements qui s'estiment légitimes pour proposer cette solution de paiement: PayPal, des opérateurs de téléphonie mobile, etc.

En France, Buyster ou Kwixo (Crédit agricole) proposent déjà ce mode de paiement simplifié. Mais seulement auprès de certains e-commerçants partenaires. Les offres des grands opérateurs, susceptibles d'offrir un réseau d'acceptation plus large, sont donc attendues avec impatience. MasterCard vient ainsi d'annoncer le lancement mondial de cette formule avec son portefeuille numérique, le PayPass Wallet. Il devrait arriver en France au premier semestre 2013.

Dès l'automne pour Visa

«Sa généralisation dépendra de la rapidité avec laquelle les banques, les commerçants, les prestataires de services s'adapteront à cette nouvelle offre», explique Jorn Lambert, chez MasterCard. De son côté, Visa annonce sa solution, baptisée V.me, à l'automne. Et PayPal entend profiter de la révolution du smartphone pour pousser son avantage, en mettant en avant le compte PayPal.

L'enjeu est de taille: capter une bonne partie du marché des moyens de paiement. Car les consommateurs ont déjà adopté le smartphone pour faire leur shopping sur la Toile. «Plus de 16 % des commerçants qui travaillent avec nous ont reçu en 2011 un paiement depuis un mobile», relève Gimena Diaz, directrice commerciale de PayPal France. Surtout, les professionnels prévoient que le smartphone pourrait aussi servir à régler à distance des achats effectués dans les magasins «en dur». «On s'aperçoit tous les jours que la frontière entre le commerce traditionnel et l'e-commerce est en train de tomber», rappelle Marc Jaugey, chez PayPal. Bientôt, l'internaute pourra commander son menu au fast-food, le payer sur son smartphone avant d'aller le chercher au coin de la rue. Ou s'offrir une nouvelle tenue de sport en comparant les prix sur Internet, en allant dans le magasin choisir son modèle, et en payant sur son smartphone pour s'épargner la queue à la caisse.

Internet peut-il avoir sa monnaie?

Facebook a imaginé les crédits Facebook, qui s'achètent sur le site et deviennent une monnaie virtuelle pour payer en sécurité des jeux ou des applications, même depuis un mobile. Depuis quelques années, un logiciel «libre» (il n'appartient à aucune entreprise) émet, lui, des Bitcoins, qui s'échangent sur des sites (bitcoin-central.net, par exemple) à environ 6 dollars l'un. «Quelque 9 millions de bitcoins ont déjà été créés» note Gonzague Grandval, de la société Paymium. Peu de e-commerçants acceptent cette monnaie virtuelle, mais les internautes s'en servent parfois entre eux pour se rembourser un restaurant, un taxi... Depuis avril dernier, la Yesibank, une société française, a imaginé une autre monnaie: le Yes.
On gagne des yes en visitant certains sites, en collectionnant les amis sur Facebook et on les utilise pour faire son shopping avec des réductions chez Virgin, Pixmania, Brandalley... Exemple: 1000 yes + 2 euros = 1 film en téléchargement soit 60 % de réduction

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  • jicem le dimanche 17 juin 2012 à 22:55

    Payer son repas via un smartphone (communication payante) et ensuite aller en prendre livraison, c'est jouer et perdre de l'argent; ...faut être un peu con...