Le site Petroplus de Petit-Couronne intéresserait trois sociétés

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TROIS SOCIÉTÉS SERAIENT INTÉRESSÉES PAR LE SITE PETROPLUS DE PETIT-COURONNE
TROIS SOCIÉTÉS SERAIENT INTÉRESSÉES PAR LE SITE PETROPLUS DE PETIT-COURONNE

ROUEN, Seine Maritime (Reuters) - Trois sociétés ont montré un intérêt pour le rachat de la raffinerie française de Petit-Couronne (Seine-Maritime) au suisse Petroplus, apprend-on vendredi de source syndicale.

Ces trois sociétés sont les groupes d'investissement Gary Klesch et Goldsmith Group, ainsi que la société de services Gem Group, précise-t-on.

Les candidats intéressés ont jusqu'à ce vendredi pour déposer un premier dossier montrant leur intérêt pour la raffinerie, mise en redressement judiciaire après le dépôt de bilan de sa maison mère suisse.

Les offres devront ensuite être soumises d'ici au 15 mars dans "un processus encadré par la justice", a précisé le directeur de la raffinerie, Philippe Billant, à l'issue d'un comité d'entreprise extraordinaire.

Goldsmith Group, véhicule d'investissement contrôlé par le financier allemand Clemens Vedder et basé en Suisse, s'est dit jeudi intéressé par l'acquisition des cinq raffineries de Petroplus.

"L'accès aux données relatives à l'entreprise ne se fera que lorsque les sociétés (intéressées) se seront manifestées auprès de l'administrateur", a souligné Philippe Billant.

Il a également indiqué que "toutes les voies sont explorées par les administrateurs pour récupérer des fonds", car des questions se posent à propos du comportement des banques et "des retraits" de certaines sommes.

Philippe Billant a dit que les salaires de janvier des 550 employés de la raffinerie avaient été payés et que "les salaires de février seront également assurés".

En ce qui concerne le contrat de "processing" (sous-traitance) en cours de discussion, le directeur n'a pas voulu révéler le nom du partenaire intéressé pour faire raffiner du pétrole qui lui appartiendra.

"Il faut que le contrat de 'processing' soit signé avant la fin de la semaine prochaine. Il y a 40 millions d'euros à trouver d'ici la semaine prochaine pour payer les charges, les salaires et les travaux de remise en fonctionnement", a dit pour sa part le trésorier CGT du CE, Yvon Scornet.

Vendredi, le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault s'est rendu sur place pour apporter son soutien aux salariés de l'usine de Petit-Couronne, car "ces luttes syndicales aident à une prise de conscience plus collective".

Marc Parrad et Karolin Schaps; Danielle Rouquié pour le service français

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