Le site Petroplus de Petit-Couronne intéresse le Fonds libyen

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PETIT-COURONNE, Seine-Maritime (Reuters) - Le Fonds souverain libyen a adressé au gouvernement français une lettre d'intérêt concernant une éventuelle reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, en redressement judiciaire depuis le mois de janvier.

Le ministre du Redressement productif a indiqué qu'il demanderait en conséquence au tribunal de commerce de Rouen, qui doit examiner ce lundi les derniers dépôts d'offre de reprise de la raffinerie, de reporter sa décision sur le dossier.

"Je suis en mesure de vous indiquer qu'hier (dimanche) à mon ministère nous avons reçu une lettre, à ce stade non engageante, mais demandant à examiner ce dossier de la part du Fonds souverain libyen qui est un pays producteur de pétrole qui a décidé de reprendre des relations économiques et politiques avec la France", a déclaré lundi Arnaud Montebourg sur RTL.

"Je vais donc demander aujourd'hui au tribunal de commerce de surseoir à statuer, de prendre le temps qu'il faut pour permettre à nos amis libyens d'éventuellement investir dans cette raffinerie de Petit-Couronne", a-t-il ajouté.

Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale du site, a indiqué que trois nouveaux repreneurs potentiels, dont le Fonds souverain libyen, avaient manifesté leur intérêt.

La proposition libyenne est "la meilleure" mais il s'agit "d'une marque d'intérêt, pas d'une offre d'achat", a précisé le syndicaliste.

SEULEMENT DEUX RAFFINERIES EN GRÈVE

Deux possibles repreneurs de la raffinerie, NetOil et APG (Alafandi Petroleum Group), ont signalé qu'ils maintenaient leurs candidatures.

Le tribunal de commerce de Rouen a fixé à ce lundi 17h00 la fin de la période pour recevoir les offres de cession.

Il analysera mardi les nouvelles marques d'intérêt et pourrait donc, a confirmé Yvon Scornet, "accepter un nouveau délai pour analyser ces nouvelles propositions".

La CGT avait appelé pour ce lundi à une grève de 24h reconductible dans les raffineries et dépôts de carburants de France.

Le mouvement a été peu suivi, affectant principalement deux raffineries du groupe Total, a Donges (Loire-Atlantique) et La Mède (Bouches-du-Rhône), a-t-on appris de source syndicale.

A Petit et Grand-Couronne, où une journée "ville morte" a été organisée, un petit millier de salariés et de familles ont participé en milieu de journée à un pique-nique devant les portes de l'usine.

Marc Parrad, avec Chine Labbé et Patrick Vignal à Paris, édité par Yves Clarisse

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