Le siège d'Uber France longuement perquisitionné

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Le siège d'Uber France longuement perquisitionné
Le siège d'Uber France longuement perquisitionné

Vingt-cinq policiers accompagnés de plusieurs membres du parquet ont perquisitionné pendant près de six heures, lundi, les locaux parisiens d'Uber, la filiale française du géant américain de la location de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC).

Les policiers enquêtent sur le service UberPop, l'application pour les smartphones qui permet de mettre en relation des particuliers et des conducteurs non professionnels et qui est interdite depuis le 1er janvier 2015 en application de la loi Thévenoud. Ouverte depuis le 27 novembre 2014, l'enquête du parquet de Paris vise des faits présumés d'«organisation illégale» de «système de mise en relation de clients avec des personnes qui se livrent au transport routier» d'autres personnes «à titre onéreux». L'enquête vise aussi des faits présumés de «conservation illégale de données à caractère personnel au-delà de la durée prévue préalablement à la mise en oeuvre du traitement» qui pourrait être contraire à la loi informatique et libertés de 1978, a précisé une source judiciaire.

Lancée il y a un an par Uber, UberPop a déclenché la grogne du gouvernement, qui craint des dérives de travail au noir, tandis que les taxis l'accusent de concurrence déloyale. Reste que ce service, qui compte près d'un millier de chauffeurs en région parisienne, dont beaucoup sont au chômage ou étudiants et arrondissent ainsi leurs fins de mois, a séduit près de 500 000 usagers dans six villes.

Lors de cette perquisition dans les locaux rue de Cambrai (XIXème arrondissement) à Paris, la police a saisi des documents et des téléphones portables mis à disposition des chauffeurs de VTC professionnels pour les mettre en relation avec les clients d'Uber, selon une source interne de l'entreprise.

Pour Uber, cette action s'apparente à une nouvelle «tentative d'intimidation» alors que près de 250 verbalisations de chauffeurs d'UberPop ont été dressées depuis le le 1er janvier. ...

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  • perkele le mercredi 18 mar 2015 à 10:03

    une perquisition sur "des bases légales fragiles"?... c'est justement grâce à des bases légales fragiles que le concept du business d'Uber a été lancé ...

  • mlemonn4 le mercredi 18 mar 2015 à 09:51

    Cela rappelle ici des pratiques de l'inquisition! elle est belle la liberté d'entreprendre en France!