Le "shutdown" s'annonce coûteux pour l'économie américaine

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LE "SHUTDOWN" S'ANNONCE COÛTEUX POUR L'ÉCONOMIE AMÉRICAINE
LE "SHUTDOWN" S'ANNONCE COÛTEUX POUR L'ÉCONOMIE AMÉRICAINE

WASHINGTON (Reuters) - La croissance économique américaine sera sans doute inférieure à ce qui était initialement prévu en raison de l'érosion de la confiance provoquée par la crise politico-budgétaire qui a sévi ces deux dernières semaines à Washington, montre une enquête Reuters publiée jeudi.

Le quatrième trimestre 2013 devait être celui de la transition vers une croissance plus solide, mais les économistes interrogés sont de moins en moins optimistes.

"La folie à Washington pénalise la confiance du consommateur et des entreprises. C'est une véritable entrave pour la croissance", a dit Joel Naroff, chef économiste de Naroff Economic Advisors.

L'enquête réalisée auprès de plus de 70 économistes entre le 11 octobre et mercredi suggère une croissance de 2,3% du produit intérieur brut en rythme annualisé sur les trois derniers mois de l'année.

Si cette estimation est inférieure à celle qui était ressortie de la dernière enquête, elle pourrait se révéler moins bonne encore car la paralysie budgétaire qui a bloqué le fonctionnement d'un certain nombre d'agences fédérales a duré plus longtemps qu'anticipé initialement par beaucoup d'économistes.

Selon certaines estimations, le "shutdown" pourrait amputer de 0,3 point de pourcentage la croissance du PIB en rythme annualisé au quatrième trimestre, l'activité relevant des agences fédérales représentant 7,5% du PIB.

Pour le premier trimestre 2014, la croissance est estimée à 2,6%, un rythme conforme à celui de la dernière estimation. Certains économistes jugent cette prévision trop optimiste puisque la question budgétaire reviendra sur la table en février lorsque la capacité d'endettement des Etats-Unis aura été épuisée.

"Le mal a été fait, le bras de fer politique va se poursuivre et la Fed va sans doute devoir reporter son projet de diminuer le montant de son programme de rachat d'actifs", estime Jan van Gerich, stratège de Nordea.

Nicolas Delame pour le service français, édité par Marc Angrand

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  • guerber3 le jeudi 17 oct 2013 à 18:02

    Puisqu'ils ne fabriquent rien d'autre que de la fausse monnaie...ce sera comme avant : en avant la dette!!!