Le sexisme "soft" des hommes politiques

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Le sexisme est encore bien présent à l'Assemblée nationale.
Le sexisme est encore bien présent à l'Assemblée nationale.

Mercredi, l'Assemblée nationale a eu, pendant quelques instants, des allures de basse cour. Philippe le Ray, dans le rôle du député mufle un peu "aviné", a imité le caquètement de la poule lorsque Véronique Massonneau, députée EELV de la Vienne, a pris la parole lors du débat sur la réforme des retraites. Un incident qui montre que les comportements sexistes ont la vie dure à l'Assemblée nationale. Pour autant, les brimades misogynes, qui suscitent désormais un tollé général, sont-elles devenues exceptionnelles ? "La misogynie est devenue visible"

Sur le sujet, Laurence Rossignol, porte-parole du groupe socialiste au Sénat, a de l'expérience. Elle avait décerné "le prix du beauf misogyne" à son collègue Bruno Sido (UMP) qui avait lâché "c'est qui cette nana" alors qu'elle prenait la parole pour défendre l'idée d'une double candidature paritaire pour les élections cantonales. Pour elle, les mentalités ont changé. "La misogynie est devenue visible. Pendant des décennies, seules les filles s'en rendaient compte. Aujourd'hui, la honte a changé de camp. Ce sont les auteurs de machisme qui ont honte." "Maintenant, les femmes ne se laissent plus faire. Elles n'ont plus peur d'ouvrir une polémique, alors qu'avant, elles ne faisaient pas de bruit, car c'était dévalorisant pour elles", poursuit-elle, pas peu fière de "la fessée" verbale qu'elle a infligée à Bruno Sido après sa phrase désobligeante. REGARDEZ

Il faut dire...

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