"Le service militaire ferait du bien à certains joueurs de l'OM !"

le
0
"Le service militaire ferait du bien à certains joueurs de l'OM !"
"Le service militaire ferait du bien à certains joueurs de l'OM !"

Avant d'être un business mondial, taper le ballon a d'abord été un loisir. Il y a soixante ans, loin des transferts à 100 millions, Christian Ramon foulait les pelouses de France, maillot de l'OM sur les épaules. Le football d'un autre monde.

C'est quoi le parcours d'un joueur de foot dans les années 50-60 ? Généralement, il n'est pas très grand. J'ai commencé en cadets à l'OM, j'étais tout jeune, et je les ai quittés quand j'avais 27 ans pour aller à Martigues qui m'a fait une proposition. Comme nous étions en deuxième division avec l'OM, ce n'était pas très intéressant. Je suis un minot du club, j'ai fait toutes les catégories de jeunes, et je suis passé pro. J'ai signé pro et ensuite je suis parti faire mon service militaire.

Le service militaire ? Oui. À l'époque, tout le monde devait faire son service. Mais à ce moment-là, c'était la guerre d'Algérie et heureusement que je jouais au foot. Ça m'a peut-être sauvé la vie, indirectement. Tous les jours, il y a des hommes qui quittaient la France pour aller à la guerre. Normalement, j'aurais dû partir en Afrique du Nord, mais comme j'étais footballeur, mon colonel de l'époque m'a fait rapatrier à la caserne de Sainte-Marthe (dans le 14e). J'avais la chance d'être à la maison.

Lulu : "À Marseille, ils ont le maillot comme habit du dimanche "
Donc après votre service, vous jouez à l'OM ? J'ai toujours joué à l'OM, depuis tout petit jusqu'à 27 ans. Pendant mon service, je jouais avec une équipe militaire. On partait en déplacement dans la France pour jouer contre les autres équipes. Je me suis vraiment régalé. En 1956, on termine même champion de France. Notre colonel était tellement heureux qu'il nous avait laissé une permission. Ça n'arrivait jamais ! (rires) Puis j'ai terminé en 1957 et j'ai rejoué avec l'OM. À mon époque, c'était Mancardi, les frères Méano, Schiaparelli, Serge Polo... Des bons joueurs, je me souviens. En 1961, on est en deuxième division, et Martigues me propose de jouer pour eux avec, en plus, un travail dans une raffinerie.

Niveau salaire, ça donnait quoi ? Oh là ! Je préfère même pas en parler ! (rires) Même si on avait des contrats, on touchait une misère à côté de ce qu'ils touchent aujourd'hui. On était payé tous les mois, mais comme des bons ouvriers. Maintenant, c'est une folie.
[BR…






Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant