Le Sephora des Champs-Elysées devra toujours fermer à 21 heures

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LE SEPHORA DES CHAMPS-ELYSÉES TOUJOURS CONTRAINT DE FERMER À 21 HEURES
LE SEPHORA DES CHAMPS-ELYSÉES TOUJOURS CONTRAINT DE FERMER À 21 HEURES

PARIS (Reuters) - La cour d'appel de Paris a rejeté lundi le recours de salariés de Sephora demandant que le magasin des Champs-Elysées de l'enseigne puisse rester ouvert le soir jusqu'à minuit.

Des salariés opposés aux syndicats -qui estiment que le travail de nuit porte atteinte à la santé des salariés- avaient introduit une procédure dite de tierce opposition, après plusieurs échecs devant les tribunaux.

"Ces salariés sont déboutés de toutes leurs demandes", a dit à Reuters Eric Scherrer, du syndicat Seci-Unsa et animateur de l'intersyndicale Clic-P, opposée à cette ouverture tardive.

Un jugement de la cour d'appel du 10 octobre oblige le Sephora des Champs-Élysées, principale vitrine de la chaîne de cosmétiques, à fermer ses portes à 21 heures.

Les salariés désireux de travailler le soir avaient reçu le soutien de plusieurs députés UMP, qui avaient déposé une proposition de loi "Sephora" visant à légaliser le travail de nuit dans les commerces des zones touristiques.

Mais celle-ci a été rejetée par l'Assemblée nationale.

Le collectif Clic-P, qui combat depuis trois ans le travail dominical et en soirée, a également annoncé qu'il poursuivrait en justice l'enseigne Marionnaud si elle persistait à ouvrir jusqu'à minuit son magasin des Champs-Elysées.

L'intersyndicale s'est d'abord attaquée aux supérettes parisiennes ouvertes tout le dimanche, puis l'offensive s'est élargie à de prestigieuses enseignes souhaitant recevoir du public tard le soir.

Le BHV et les Galeries Lafayette du boulevard Haussman ont dû ainsi renoncer à leurs nocturnes en 2012.

Parallèlement aux conflits sur le travail de nuit, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a promis d'assouplir dès l'an prochain la loi encadrant le travail du dimanche, tout en assurant qu'il resterait un jour "pas comme les autres".

Il a salué les pistes du rapport que lui a remis récemment Jean-Paul Bailly, qui prône un élargissement des possibilités d'ouverture dominicale, sans les reprendre explicitement à son compte.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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