Le sénateur Serge Dassault ressort libre de sa garde à vue

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FIN DE GARDE À VUE POUR SERGE DASSAULT
FIN DE GARDE À VUE POUR SERGE DASSAULT

PARIS (Reuters) - Le sénateur UMP Serge Dassault est ressorti libre jeudi de sa garde à vue dans l'enquête sur des achats présumés de votes à Corbeil-Essonnes (Essonne) mais sera convoqué ultérieurement par les juges chargés du dossier, a-t-on appris de source judiciaire.

L'actionnaire majoritaire de Dassault Aviation a été entendu mercredi et jeudi par des policiers à Nanterre (Hauts-de-Seine), une semaine après la levée de son immunité parlementaire.

Deux autres personnes, dont l'ancien adjoint de Serge Dassault, Jacques Lebigre, ont été déférées jeudi soir devant les juges chargés de cette affaire, en vue de leur mise en examen, a-t-on appris de source judiciaire.

L'immunité parlementaire de Serge Dassault a été levée le 12 février par le bureau du Sénat après un premier rejet très critiqué de cette demande des juges, le 8 janvier, lors d'un vote à bulletin secret.

Sans levée de son immunité, les juges chargés de l'enquête pouvaient mener des perquisitions chez lui mais pas le placer en garde à vue.

L'avionneur français, âgé de 88 ans, qui fut maire UMP de Corbeil-Essonnes de juin 1995 à juin 2009, avait demandé lui-même la levée de cette immunité afin de "démontrer sa totale innocence" dans cette affaire.

Dans cette instruction pour achat de votes, corruption, blanchiment et abus de biens sociaux, les magistrats s'intéressent aux élections municipales organisées en 2008, 2009 et 2010 à Corbeil-Essonnes, remportées par Serge Dassault, puis par son bras droit, Jean-Pierre Bechter.

Le conseil d'Etat, qui a annulé le scrutin de 2008, avait tenu pour "établis" des dons d'argent à des électeurs.

L'actuel maire UMP de Corbeil-Essonnes Jean-Pierre Bechter, soupçonné de recel du produit d'achat de vote, financement illicite de campagnes électorales et dépassement du plafond des dépenses électorales, a été mis en examen le 17 janvier.

Deux autres personnes ont été mises en examen dans cette affaire, dont Younès Bounouara, présenté comme un intermédiaire de Serge Dassault dans les cités de Corbeil-Essonnes.

Chine Labbé et Nicolas Bertin, édité par Marine Pennetier

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  • nayara10 le jeudi 20 fév 2014 à 20:30

    Si la justice devaiet s'occuper des hommes de gauche comme ,elle le fait avec les homme de droite.Les Tribunaux afficheraient complet...