Le Sénat relance l'idée du retour au septennat présidentiel

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Le Sénat relance l'idée du retour au septennat présidentiel
Le Sénat relance l'idée du retour au septennat présidentiel

Sept ans à l'Elysée et pas plus. Les sénateurs examinent ce mardi une proposition de loi constitutionnelle, défendue par les radicaux de gauche, visant à restaurer la durée du mandat du Président de la République à sept ans et à le rendre non-renouvelable. 

Le quinquennat «a mis fin au statut particulier d'arbitre institutionnel qui était celui du Président de la République» et «nuit à la qualité du débat politique en obligeant le titulaire de la fonction présidentielle à se placer dans la position de candidat à sa succession», estime le sénateur du Cantal Jacques Mézard, président du groupe PRG, qui va défendre cette proposition de loi ce mardi après-midi devant la Haute chambre.

«Cinq ans, c'est très court»

Bien que le texte ait peu de chances d'être adopté, l'idée est défendue aussi à droite. Le président UMP du Sénat, Gérard Larcher, y est d'ailleurs maintenant favorable. «Personnellement, j'ai vraiment regretté la réforme du quinquennat et pourtant je l'ai votée», confiait-il mardi matin, au micro de France Inter. «Je pense que c'est sans doute une erreur.»

Pour Gérard Larcher, le septennat non-renouvelable a deux avantages. D'une part, «c'est un mandat de sept ans qui mettrait le Président de la République à un niveau plus arbitral, moins lié directement à la politique du quotidien.» D'autre part, le fait que le président ne puisse se représenter permettrait de «conduire les réformes sans avoir pour objectif de se faire réélire cinq ans après.» Et de déplorer : «Cinq ans, c'est très court. Nous le voyons bien, nous sommes déjà, en tous les cas pour ma formation politique, dans la primaire (ndlr. pour la présidentielle de 2017). C'est à peine trois ans utiles pour l'exercice des responsabilités.»

VIDEO. Gérard Larcher : «J'ai vraiment regretté la réforme du quinquennat»

Instaurer un septennat sans réélection possible ? L'idée est également défendue ...

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  • M9244933 le mardi 18 nov 2014 à 16:02

    Cinq ans c'est très long, avec un mauvais. Sept ans non renouvelables c'est court, avec un bon. Mais l'argument que le non renouvellement peut donner du courage politique est recevable.

  • jfvl le mardi 18 nov 2014 à 15:59

    C'est déjà un progrès si les politiques reconnaissent leurs erreurs. Dans le cas présent ce fut une belle bourde !

  • frk987 le mardi 18 nov 2014 à 15:32

    La stupidité actuelle c'est de faire coïncider l'AN et le mandat présidentiel....c'est là l'erreur....Une législative à mi-mandat et dissolution interdite....seules réformes à faire.

  • mlaure13 le mardi 18 nov 2014 à 15:31

    Le Sénat, se voudrait-il intelligent ???...:-)))

  • M4841131 le mardi 18 nov 2014 à 14:56

    ils feraient mieux de s'auto-dissoudre, ces sert-à-rien

  • mucius le mardi 18 nov 2014 à 14:15

    Sûr que ce serait la moins mauvaise solution pour limiter la démagogie en cours de mandat...

  • janaliz le mardi 18 nov 2014 à 14:10

    Quant à flanby, pas concerné. La loi n'est pas rétro-active. On a déjà assez donné. Quand je dis donné c'est un euphémisme. On est plus près de la vérité en disant : on s'est déjà assez fait voler...

  • janaliz le mardi 18 nov 2014 à 14:08

    On commence enfin à réfléchir aux erreurs (et je suis très poli) de Chirac ! Il serait temps ! Entre le quinquennat et la fin du service militaire, c'est un florilège... Le seul moment où les jeunes avaient la possibilité de prendre quelques coups de pieds où je me pense (c'est figuré bien entendu) a été liquidé par un manque de vision indubitable. Bien sûr le service coutait. Mais combien coute la délinquance...

  • t.funny le mardi 18 nov 2014 à 14:08

    Pas avec hollande le mou !!!

  • brinon1 le mardi 18 nov 2014 à 14:01

    et c'est maintenant qu'ils reconnaissent s'en rendre compte ?