Le Sénat rejette le projet de budget pour 2013

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REJET AU SÉNAT DU PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2013
REJET AU SÉNAT DU PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2013

PARIS (Reuters) - Le Sénat français a rejeté mercredi soir le projet de loi de finances pour 2013, premier projet de budget du quinquennat de François Hollande.

Il s'agit du troisième texte rejeté à la haute assemblée, où le Parti socialiste, qui ne détient pas la majorité absolue, est "lâché" par les élus du Front de gauche.

Le Sénat a rejeté la première partie - celle des recettes - du projet de budget, ce qui entraîne le rejet de l'ensemble du texte. Au total, 165 sénateurs se sont prononcés contre et 156 pour. Les sénateurs du Front de gauche se sont abstenus.

La partie recettes avait été votée en commission des Finances du Sénat grâce à l'abstention des centristes.

Le 20 novembre, les députés du Front de gauche avaient également voté contre le projet de loi de finances pour 2013 mais celui-ci avait été adopté, le PS et ses alliés radicaux de gauche et écologistes disposant d'une majorité absolue.

Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat devrait être prochainement convoquée dans le but, improbable, de parvenir à un texte commun aux deux chambres.

L'Assemblée reprendra alors le texte tel qu'elle l'avait adopté le 20 novembre. Le Sénat le rejettera ensuite à nouveau. Il reviendra à l'Assemblée pour son adoption définitive avant le 20 décembre, début de la pause parlementaire pour les fêtes de fin d'année.

L'Assemblée nationale a constitutionnellement le dernier mot.

François Rebsamen, président du groupe socialiste au Sénat, a déploré une "prise de position incompréhensible" de la part des élus communistes.

"Je souhaite qu'à l'avenir par le dialogue et le travail en amont, l'esprit de rassemblement reprenne le dessus et permette à l'ensemble des partenaires de gauche de participer au redressement de la France et au changement voulu par les Français", déclare-t-il dans un communiqué.

Les députés et sénateurs Front de gauche ont voté contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2013, ce qui a entraîné le rejet de ce texte au Sénat le 15 novembre du fait de la faible majorité de gauche.

Le 31 octobre, un proposition de loi socialiste sur une tarification progressive de l'énergie a été rejetée avec l'appui des voix communistes.

Jean-François Copé, président contesté de l'UMP, a dit voir dans ce rejet du projet de loi de finances une sanction des "errements budgétaires" des six premiers mois du gouvernement.

"Ce vote est la conséquence des louvoiements politiques de François Hollande et de ses promesses de campagne non tenues : sa gauche n'apprécie pas ses revirements et la droite n'accepte pas son absence de courage", a-t-il écrit dans un communiqué.

Emile Picy, avec Chine Labbé

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