Le Sénat américain s'attaque aux viols dans l'armée

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Le Sénat américain s'attaque aux viols dans l'armée
Le Sénat américain s'attaque aux viols dans l'armée

Vingt chefs militaires américains ont été entendus ce mardi au Sénat, à Washington, dans le cadre d'un débat parlementaire sur les agressions sexuelles perpétrées au sein même de l'armée, devenu un véritable fléau.

En 2012, 3 374 plaintes ont été enregistrées, dont 1 282 n'ont pas encore été jugées, selon un rapport publié par le Pentagone début mai. Conscient que toutes les agressions ne sont pas traduites devant la justice et que ces chiffres ne traduisent pas la réalité, le département de la Défense a réalisé une enquête interne auprès des soldats pour récolter leur témoignages. Au total, 26 000 d'entre eux auraient subi des «contacts sexuels non désirés» en 2012, soit 37% de plus que l'année précédente. Cela représente 6,1% des femmes et 1,2% des hommes en treillis. Ces actes sont commis aussi bien en zone de guerre que sur le sol américain.

Scandales à répétitions

Plusieurs scandales ont éclaté ces derniers mois, révélant parfois le laxisme du commandement armé. Début 2013, un général de l'armée de l'air a par exemple annulé un jugement contre un officier qui avait été condamné pour agression sexuelle. Le mois dernier, un officier de l'Armée de l'Air de 41 ans, le Colonel Jeffrey Krusinski, a été arrêté en état d'ébriété puis licencié après avoir agressé une soldate. Ironie du sort : il faisait partie du programme du Pentagone pour la prévention des agressions sexuelles. Plus récemment, trois joueurs de football américain de l'académie navale d'Annapolis ont été accusés de viol par une soldate.

Bientôt une loi pour mieux les punir ?

Les élus américains voudraient soumettre ces actes, aujourd'hui jugés exclusivement à l'échelle militaire, à une justice plus sévère et plus indépendante. Fin mai, une proposition de loi bipartisane a été déposée au Sénat et à la Chambre des Représentants, visant à retirer le droit à l'armée de juger elle-même les ...

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