Le Sénat adopte l'« amendement Nutella »...

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Les sénateurs veulent faire payer à l'huile de palme sa contribution à la déforestation.
Les sénateurs veulent faire payer à l'huile de palme sa contribution à la déforestation.

Et prend ainsi le contrepied de la Commission des affaires sociales de l'Assemblée Nationale, qui l'a rejeté la semaine dernière.



Les consommateurs et les industriels d'un côté, les parlementaires et les ONG de protection de l'environnement de l'autre. Les deux camps passent actuellement par toutes les émotions et la « saga » Nutella, célèbre pâte à tartiner qui a donné son nom à cet amendement qui prévoit une multiplication par trois du prix de la tonne d'huile de palme, de palmiste et de coprah destinée à l'usage alimentaire, n'est pas encore terminée.


Comme évoqué la semaine dernière dans ces colonnes, le dernier mot revient constitutionnellement à l'Assemblée Nationale, laquelle a examiné ledit amendement (justifié notamment par la contribution de l'huile de palme à la déforestation et par extension à la hausse des émissions de gaz à effet de serre) en séance publique avant-hier et doit procéder à une première lecture dans les semaines à venir. En attendant, le Palais du Luxembourg a aussi validé un autre amendement déposé par le groupe écologiste qui prévoit de taxer davantage les produits contenant de l'aspartame, additif alimentaire accusé par ses détracteurs de favoriser le diabète et l'obésité, mais aussi les cancers et les naissances prématurées.



Pas de taxe supplémentaire sur les véhicules diesel


Celui-ci instaure une taxe de trente euros supplémentaires par kilogramme et s'appliquera dès l'an prochain.


Les sénateurs ont en revanche rejeté un autre amendement visant à instaurer une taxe de cinq cents euros sur les véhicules diesel, une façon d'inciter les usagers de la route à investir dans les voitures électriques ou hybrides. Les écologistes ont mis en avant les émanations de particules fines émises par ces carburants et donc leur contribution à la pollution atmosphérique, mais l'argument n'a pas convaincu leurs collègues socialistes, qui ont rejeté cette disposition « au nom du soutien à la filière automobile française ».


Il est vrai que cette dernière est très loin d'être au mieux de sa forme.


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