Le secteur du tourisme menacé de plans sociaux

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La promenade des Anglais, à Nice, le 12 octobre.
La promenade des Anglais, à Nice, le 12 octobre.

Frappés par le recul sensible du nombre de touristes à Paris et à Nice, l’hôtellerie, la restauration et le commerce pressent le gouvernement d’agir.

C’est l’état d’urgence dans l’industrie touristique. Le marasme dans lequel se débattent hôtels, restaurants et commerces, menace d’avoir des répercussions massives sur l’emploi.

Roland Héguy, président de l’Union des métiers des industries de l’hôtellerie (UMIH) prévient déjà « qu’il n’y aura pas d’embauches » dans le secteur. Il va même plus loin et annonce « qu’il y aura sûrement des plans sociaux ». Notamment au sein des grandes enseignes, telles Courtepaille, Flo ou encore Léon de Bruxelles.

Les établissements de luxe comme le Plaza Athénée ou le George V font pour l’instant le gros dos. « Nous ne compensons pas les départs mais il n’y a pas de licenciements », explique François Delahaye, directeur général du Plaza. « Tous les palaces sont en contrôle des coûts actuellement », poursuit José Silva, directeur général du George V, premier palace parisien.

Déjà au mois d’août, le ministère du travail avait justifié le « trou d’air » des chiffres du chômage par les « difficultés rencontrées dans certains secteurs d’activité particulièrement affectés par les attentats de juillet (tourisme, hôtellerie-restauration, commerces de loisirs, notamment) ».

Un été calamiteux Tous ces professionnels espèrent beaucoup mais attendent peu du gouvernement. Le comité interministériel sur le tourisme prévu à la mi-octobre a été reporté sine die. Il devait pourtant préparer la deuxième conférence annuelle du secteur programmée pour le 17 novembre.

L’hôtellerie et la restauration ont vécu...

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