Le secrétaire général de l'Opep attendu samedi en Algérie

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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'OPEP EN ALGÉRIE SAMEDI
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'OPEP EN ALGÉRIE SAMEDI

ALGER (Reuters) - Le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) Mohammed Barkindo devrait arriver samedi à Alger pour des discussions en vue d'une réunion programmée des membres de l'Opep dans la capitale algérienne d'ici la fin du mois, a dit vendredi une source gouvernementale algérienne.

Une réunion informelle de l'Opep doit se tenir à Alger du 26 au 28 septembre à l'occasion d'une conférence sur l'énergie. Samedi dernier, le ministre de l'Energie algérien Noureddine Bouterfa a déclaré qu'il existait un consensus entre pays producteurs membres de l'Opep et pays non-Opep sur la nécessité de stabiliser le marché pétrolier afin de soutenir les cours.

"Nous mettons au point les derniers détails pour nous assurer d'une réunion fructueuse", a déclaré la source gouvernementale.

Noureddine Bouterfa s'est rendu la semaine dernière au Qatar, en Iran et en Russie pour défendre le principe d'une stabilisation du prix du baril de brut entre 50 et 60 dollars et s'est dit confiant quant au résultat de la réunion informelle de l'Opep.

Lors d'une récente réunion qui s'est tenue à Paris, Mohammed Barkindo a dit à l'agence de presse publique algérienne APS que l'Opep ne voulait pas une fourchette de prix fixe pour le pétrole mais plutôt une "stabilité durable" du marché.

Au début du mois l'Iran s'est dit favorable à toute mesure visant à stabiliser les cours du pétrole, qui, s'ils sont en hausse de quelque 20% depuis le début de l'année, à 43 dollars le baril pour le brut léger américain et à 46 pour le Brent, sont inférieurs de plus de 50% à leurs derniers pics de la mi-2014.

L'Arabie saoudite et la Russie ont conclu le 5 septembre un accord de coopération en vue de stabiliser le marché, qui pourrait passer par un gel des niveaux de production, sans toutefois envisager de mesure concrète dans l'immédiat.

De précédents efforts pour parvenir à un gel des niveaux de production ont échoué en avril à la suite d'une volte-face de l'Arabie saoudite, premier producteur de l'Opep, face au refus de l'Iran, le troisième, de s'associer à cette initiative destinée à soutenir les cours, alors que Téhéran souhaite accroître ses exportations après la levée de sanctions internationales à son encontre.

Le ministre du Pétrole vénézuélien Eulogio del Pino a dit vendredi que le pays profiterait du sommet des pays non-alignés prévu ce week-end pour convaincre d'autres pays producteurs de se prononcer en faveur d'un accord mondial visant à soutenir les cours lors de la réunion d'Alger.

Le Venezuela, un pays membre de l'Opep, a vu son économie s'effondrer avec le plongeon des cours du brut.

(Lamine Chikhi, avec la contribution d'Andrew Cawthorne à Caracas, Benoît Van Overstraeten pour le service français)

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