Le secret défense contre la liberté d'expression

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Photo d'illustration - Les locaux de la DCRI, à Levallois-Perret.
Photo d'illustration - Les locaux de la DCRI, à Levallois-Perret.

C'est une première. Olivia Recasens et Christophe Labbé, journalistes au Point, et Didier Hassoux, journaliste au Canard enchaîné, sont poursuivis pour avoir révélé l'identité et les fonctions d'agents de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Leur livre, L'Espion du président, au coeur de la police politique de Sarkozy, sorti aux éditions Robert Laffont en 2012, est ainsi attaqué pour atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. Ce sont cinq agents de la DCRI, née de la fusion entre les Renseignements généraux et la Direction de la surveillance du territoire (DST), qui ont porté plainte. Et ils ont agi sur le fondement d'un nouvel article, le 413-13 du Code pénal, introduit dans notre droit par la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi) votée en 2011. LISEZ l'article du Code pénal qui interdit aux journalistes de révéler l'identité d'agents du renseignement "Nous sommes les premiers à essuyer les plâtres de cette loi qui renforce encore plus la chape de plomb du secret défense", explique Olivia Recasens. Pour écrire leur ouvrage, les auteurs ont rencontré une soixantaine de "contre-espions" qui leur ont expliqué les dysfonctionnements de la DCRI, mais également les abus de certains de ses agents. Et c'est ici que le bât blesse. "Nous avons diffusé des noms, car c'était légitime, s'est défendue la semaine...

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