Le second procès des Khmers rouges s'ouvre à Phnom Penh

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Les quatre plus hauts dignitaires survivants du régime doivent répondre de la mort de deux millions de Cambodgiens.

Une question revient comme un leitmotiv au Cambodge lorsque la conversation s'arrête, inexorablement, sur le sujet de l'horreur Khmer rouge: «Pourquoi des Khmers ont-ils tué d'autres Khmers?» C'est à cette interrogation de tout un pays, sur ce génocide qui a vu 2 millions de Cambodgiens tués par d'autres Cambodgiens, que doivent répondre les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens, qui ont ouvert lundi leur second procès à Phnom Penh.

»Le plus gros procès criminel depuis Nuremberg»

Face aux juges comparaissent lundi matin les quatre plus hauts dignitaires survivants du régime, après la mort de Pol Pot en 1998: Khieu Samphan, ancien chef d'État du Kampuchéa démocratique (défendu par Jacques Vergès); Nuon Chea, «Frère numéro 2», adjoint de Pol Pot, souvent présenté comme l'idéologue du Parti communiste; Ieng Sary, alors ministre des Affaires étrangères; et son épouse, Ieng Thirith, ministre des Affaires sociales. Tous sont accusés de c

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