Le SCO, finaliste gagnant

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Le SCO, finaliste gagnant
Le SCO, finaliste gagnant

Magnifique perdant en finale de coupe de France contre Paris, Angers peut applaudir son parcours, son état d'esprit et son mérite. Car même s'il n'y a aucun trophée au bout de cette saison, l'équipe de Stéphane Moulin continue de prouver que la réussite peut aussi s'inscrire sans de gros moyens financiers.

Bien sûr, la fin de l'aventure est cruelle. Bien sûr, tout le monde - même le Paris Saint-Germain - aurait préféré l'emporter sur un plus joli coup. Bien sûr, le but contre son camp d'Issa Cissokho dans le temps additionnel sur un ultime corner est bien trop moche pour achever une si belle histoire. Mais que le SCO se rassure. D'abord, il ne s'agit que d'une fin éphémère, puisque c'est une simple bataille qu'il a perdue. Ensuite, si Angers n'a pu trouver, au bout de son parcours de Coupe de France, qu'une défaite en finale, cette dernière l'aidera sûrement à grandir. À mûrir, encore et encore. Et enfin, cet échec, si on peut l'appeler comme ça, montre à tout le monde que le sport n'est pas (encore) tout à fait qu'une histoire de pognon.

N'oublier personne


Car pendant 90 minutes, on a vu une équipe sans grand nom ou gros salaire se battre sur chaque ballon, suer sur chaque duel, transpirer sur chaque tacle et lutter jusqu'à la dernière minute, face à un ogre dont la puissance n'a pour limite que son appétit. Soixante ans après sa dernière finale de coupe, le SCO a fait honneur à son histoire et à ses valeurs. Celles qui l'ont amené jusque-là. Encore en National il y a dix ans, et en Ligue 2 jusqu'en 2015, Angers ne pète pas plus haut que son cul. Ne se vante jamais. Ne revendique rien. Tente de se construire toujours un peu plus au fil du temps. Et demeure désormais un exemple pour tous les "petits" clubs qui souhaitent créer quelque chose dans le football d'aujourd'hui, où l'argent grignote de plus en plus d'espace. Plus petit budget de Ligue 1, Angers vient de se maintenir dans l'élite. Pour la deuxième fois d'affilée. Tout en sérénité. Et bien peu en parlent. Cette rencontre ultra serrée face à Paris aura au moins eu le mérite de mettre en avant le travail de longue haleine réalisé par le club en interne, par les dirigeants, le staff médical, les responsables de l'administration, les gens de l'ombre et tous ceux qui auront passé ne serait-ce que quelques mois pour apporter leur pierre à l'édifice.

La douce récompense de l'échec


Avant

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