Le scandale des prisons «passoires»

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L'évasion de Redoine Faïd pointe le manque de moyens d'une administration aux abois.

Par quel sortilège un prisonnier pourtant classé «DPS», c'est-à-dire «détenu particulièrement signalé», peut-il s'évader après avoir retenu en otages quatre surveillants sous la menace d'un pistolet automatique et dynamitant cinq portes à l'explosif? En se faisant la belle samedi matin de la maison d'arrêt de Sequedin (Nord) avec une déconcertante facilité, Redoine Faïd a semé le trouble jusqu'au c½ur de l'administration pénitentiaire.

Le scénario très culotté, minutieux et méthodique de son évasion n'est pas sans rappeler celui d'Antonio Ferrara, autre braqueur d'exception qui s'était enfui de son «mitard» de Fresnes (Val-de-Marne) en mars 2003 après un raid commando mené avec des pains de plastic et une artillerie de guerre. Il s'inscrit dans la tradition des figures du grand banditisme prenant la clef des champs au nez et à la barbe de leurs geôliers et administ...



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