Le sauveur iranien de Bachar el-Assad

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Qassem Souleimani, commandant de la puissante brigade al-Qods, force extérieure des Gardiens de la révolution iraniens.  
Qassem Souleimani, commandant de la puissante brigade al-Qods, force extérieure des Gardiens de la révolution iraniens.  

Des dizaines de soldats en armes se pressent pour tenter de prendre un selfie avec leur héros. Tout de noir vêtu, le général iranien Qassem Souleimani, commandant de la puissante brigade al-Qods, force extérieure des Gardiens de la révolution iraniens, barbe blanche taillée et sourire grinçant, s'exécute volontiers au milieu de la foule. Hissé au rang de "martyr vivant de la révolution" par le Guide suprême iranien, l'ayatollah Khamenei, c'est lui qui, au printemps 2011, débarque à Damas pour aider Bachar el-Assad à mater une révolution pacifique en dépêchant en Syrie conseillers militaires et armement.

C'est encore lui qui, en juin 2014, s'envole pour Bagdad pour sauver la capitale irakienne des assauts de l'organisation État islamique (EI). C'est enfin lui qui a permis aux milices chiites, aidées par l'aviation américaine, de reconquérir en mars la ville de Tikrit (nord de l'Irak) tombée aux mains des djihadistes. À 58 ans, ce vétéran de la guerre Iran-Irak est pourtant officiellement interdit de voyager à l'étranger en vertu des sanctions internationales sur le nucléaire iranien. Mais son rôle dans la politique étrangère iranienne surpasse de loin celui du souriant chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif.

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