Le sauve-qui-peut des députés socialistes

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Le sauve-qui-peut des députés socialistes
Le sauve-qui-peut des députés socialistes

Combien jetteront l'éponge ? Sur les 286 députés socialistes sortants, ils seront 50, 60, peut-être plus, à ne pas se représenter aux prochaines élections législatives dont le premier tour se tiendra le 11 juin 2017, après l'élection du président de la République, le 7 mai. Du jamais-vu tant les incertitudes, voire les craintes de ne pas être réélu sont grandes. Guy Delcourt (Pas-de-Calais), Carole Delga (Haute-Garonne), William Dumas (Gard), Kléber Mesquida (Hérault), René Rouquet (Val-de-Marne), Michel Vauzelle et Vincent Burroni (Bouches-du-Rhône), Pierre Aylagas (Pyrénées-Orientales) ou encore Pierre-Alain Muet (Rhône)... La liste est longue. Malgré l'absence de projections électorales à un an du scrutin, aucun ne postulera à un nouveau mandat.

«Beaucoup sont éreintés par l'image dégradée que subissent les responsables politiques»

Officiellement, leurs raisons de ne pas rempiler tiendraient plus à l'âge et aux nouvelles règles du non-cumul des mandats. Ainsi Carole Delga, désormais présidente de région. Mais il y a d'autres motifs. « Beaucoup de mes collègues sont éreintés par l'image dégradée que subissent les responsables politiques », explique pudiquement Christophe Caresche, député PS de Paris qui, après avoir hésité, se représentera. « Ils sont las d'être décrits comme des hommes guidés par leur seul intérêt personnel, poursuit-il. Le phénomène est encore plus cuisant chez nous, car les socialistes ont vécu un quinquennat douloureux, marqué par des conflits internes, avec des déchirures politiques et humaines. Ce n'est pas facile de s'opposer à des textes de loi déposés par sa propre famille. La mandature a été très difficile. »

Loi Macron puis déchéance de nationalité et maintenant loi El Khomri, les terrains de dissonance voire de dissension n'ont effectivement pas manqué...

Personne dans le groupe majoritaire n'ose l'affirmer tout haut, mais certains craignent ...

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  • Nemlods il y a 11 mois

    Ils déplorent leur mauvaises images, alors au lieu de se représenter et de travailler à redonner confiance aux Français en leur classe politique ils quittent le navire ! Ils ont surtout peur d'être humilié en perdant, c'est carriériste. Avec ce type de raisonnement on n'aurai plus d'huissier, CRS ou autres métiers critiqués.