Le S&P-500 finit à un plus haut de l'année après la Fed

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LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a terminé mercredi en hausse, saluant les annonces de la Réserve fédérale qui a maintenu ses taux inchangés et dit prévoir désormais de les relever deux fois d'ici à la fin de l'année.

L'indice vedette S&P-500, a pris 11,29 points, soit 0,56%, pour finir à 2.027,22, soit son plus haut niveau depuis le 31 décembre. Le Dow Jones a gagné 74,23 points (0,43%) à 17.325,76. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 35,30 points (0,75%) à 4.763,97.

La Fed n'a pas relévé ses taux, comme attendu, mais a laissé entendre que la croissance économique modérée et le dynamisme du marché du travail aux Etats-Unis pourraient lui permettre de reprendre le resserrement de sa politique monétaire dans le courant de l'année.

La banque centrale américaine a toutefois noté que l'économie et les marchés restaient exposés à des risques liés aux incertitudes mondiales, même si les nouvelles projections économiques de ses responsables montrent qu'ils anticipent deux relèvements de taux d'ici la fin décembre.

L'institution prévoit donc deux hausses cette année et non plus quatre, ce qui était son objectif lorsqu'elle a relevé les taux pour la première fois depuis près de dix ans, en décembre.

"Le marché s'attendait à deux hausses au maximum cette année et l'ajustement des prévisions (de la Fed) est donc conforme aux attentes", explique Randy Frederick, directeur du trading et des dérivés chez Charles Schwab. "Donc oui, en gros, le marché se dit qu'il avait vu juste".

Les économistes interrogés par Reuters tablaient également sur deux hausses de taux d'ici la fin de l'année.

LE PÉTROLE GRIMPE

La tendance à Wall Street a en outre été soutenue par le pétrole, qui a terminé en forte hausse sur le Nymex après l'annonce d'une réunion entre pays producteurs, le 17 avril au Qatar, pour discuter d'un plan de gel de la production.

Les cours ont été portés en outre par l'annonce d'une progression moins forte que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis et d'une augmentation de la demande en carburant.

Dans ce contexte, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné près de 6%, à 38,46 dollars le baril, et le Brent a pris 4,1%, repassant la barre des 40 dollars.

En attendant le verdict de la Fed, le marché a étudié les différents indicateurs économiques publiés avant l'ouverture, à commencer par les statistiques mensuelles des prix à la consommation, qui montrent une inflation sous-jacente plus forte que prévu.

Aux valeurs, les pharmaceutiques et la santé ont encore souffert au lendemain de la chute de plus de 50% de Valeant, qui a terminé mercredi proche de l'équilibre.

Merck et Johnson & Johnson ont cédé respectivement 0,9% et 0,3%.

A la hausse, Oracle a gagné 3,8% après la publication de résultats trimestriels supérieurs au consensus des estimations d'analystes et l'annonce de 10 milliards de dollars de rachats d'actions.

(Laila Kearney, Patrick Vignal pour le service français)

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