Le Royaume-Uni post-Brexit sera un partenaire fiable, promet May

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    * Premier Conseil européen pour la dirigeante britannique 
    * L'idée d'un "hard Brexit" fait débat au Royaume-Uni 
    * Des sanctions envisagées contre Moscou dans le dossier 
syrien 
 
    BRUXELLES, 20 octobre (Reuters) - Les dirigeants européens 
ont entamé jeudi à Bruxelles leur sommet d'automne notamment 
consacré à la sortie programmée du Royaume-Uni, représenté pour 
la première fois dans ce cénacle par son nouveau chef de 
gouvernement, Theresa May. 
    Dès son arrivée, cette dernière a assuré que son pays 
resterait un partenaire fiable après son départ de l'Union. 
    "Le Royaume-Uni va quitter l'UE mais nous continuerons à 
jouer pleinement notre rôle jusqu'à notre départ et nous serons 
un partenaire fort et fiable après notre départ", a-t-elle dit. 
    Theresa May doit prendre la parole jeudi soir au cours d'un 
dîner où les Vingt-Sept jaugeront ses intentions, à l'heure où 
l'on semble s'orienter vers un "Brexit dur", avec un pays coupé 
du marché unique.   
    Londres s'est donné jusqu'au mois de mars 2017 pour 
enclencher l'article 50 relatif à la sortie de l'UE décidée le 
23 juin par référendum, ce qui lancera deux ans de négociations. 
   
    Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a précisé 
jeudi que la présentation par Theresa May de son projet devant 
les 27 ne donnerait lieu à aucun débat pour l'instant, dans 
l'attente du déclenchement officiel de la procédure. 
    "Certains médias ont décrit cette première réunion comme une 
entrée dans la fosse aux lions  ," a-t-il dit. "Ce 
n'est pas vrai. C'est plutôt un nid de colombes." 
     
    "LES NÉGOCIATIONS SERONT DURES", PRÉVIENT HOLLANDE 
    "Tant que le Royaume-Uni n'est pas sorti, le Royaume-Uni est 
dans l'Union européenne", a résumé pour sa part le président 
français François Hollande, tout en prédisant d'âpres moments 
dans les prochains mois.  
    "Madame Theresa May veut un Brexit dur, les négociations 
seront dures", a-t-il prévenu.  
    Le choix d'un "Brexit dur" fait débat jusqu'au sein du 
gouvernement britannique, notamment avec le ministre des 
Finances, Philip Hammond, qui avait milité pour le maintien dans 
l'Union européenne et prône aujourd'hui un divorce "en douceur". 
    Depuis le coup de tonnerre du résultat du référendum de 
juin, les craintes sont grandes à Londres de voir l'économie 
s'effondrer après la chute de la livre sterling.  
    L'autre grand sujet d'actualité au menu du conseil européen 
d'automne concerne les relations avec la Russie, dans un 
contexte tendu par le soutien de Moscou aux frappes meurtrières 
sur Alep, en Syrie.  
    François Hollande et Angela Merkel doivent rendre compte à 
leurs partenaires de leur rencontre de mercredi soir à Berlin 
avec le président russe, Vladimir Poutine.   
    Lors de discussions qualifiées de difficiles, le président 
français et la chancelière ont exhorté leur collègue russe à 
prolonger la pause dans les bombardements aériens sur Alep. 
    La question de sanctions contre Moscou commence à être 
évoquée, même si aucun plan en ce sens n'est actuellement sur la 
table, a assuré la Haute représentante de l'union pour les 
affaires étrangères, Federica Mogherini. 
    "Toutes les options sont ouvertes" vis-à-vis de Moscou "dès 
lors qu'il n'y aurait pas de trêve qui serait respectée et dès 
lors qu'il y aurait cette volonté d'écraser une ville, Alep, une 
ville martyre", a toutefois prévenu François Hollande.  
 
 (Elizabeth Pineau, Elizabeth Piper et Noah Barkin, édité par 
Yves Clarisse) 
 
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  • frk987 il y a un mois

    On connaît la légendaire fiabilité de la GB.....