Le Royaume-Uni ne peut refuser la liberté de circulation-OIT

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    BRUXELLES, 27 juin (Reuters) - Le directeur général de 
l'Organisation internationale du travail (OIT) et plusieurs 
syndicats européens ont estimé lundi que la Grande-Bretagne 
aurait du mal à garder un accès au marché unique sans accepter 
le principe de liberté de circulation.  
    Boris Johnson, porte-parole du camp du Brexit, a affirmé 
lundi que la Grande-Bretagne continuerait à profiter du marché 
unique, tout en limitant l'immigration venue de l'UE, alors que 
les marchés financiers se sont effondrés après la victoire du 
Brexit. 
    "Croire que l'on peut avoir le gâteau et le manger en entier 
ou choisir les morceaux que l'on veut mais se dispenser du 
reste, je crois qu'il est peu probable que cela soit accepté par 
certains de nos partenaires européens", a déclaré à Reuters Guy 
Ryder, directeur général de l'OIT.  
    "L'accès au marché est très important pour la santé future 
de l'économie", a-t-il ajouté.  
    La libre circulation des personnes était un des enjeux du 
référendum britannique. Les partisans du Brexit avançaient que 
quitter l'UE permettrait à la Grande-Bretagne de reprendre le 
contrôle de sa politique migratoire. 
    Boris Johnson affirme que la Grande-Bretagne pourrait 
entretenir de nouvelles relations avec l'UE, basées sur le libre 
échange et le partenariat. 
    "Les Britanniques pourront toujours aller et travailler dans 
l'UE; vivre, travailler, étudier, acheter des maisons et 
s'installer", a-t-il écrit dans le Daily Telegraph. 
    Mais Luca Visentini, secrétaire général de la Confédération 
européenne des syndicats, a lui aussi douté que la 
Grande-Bretagne puisse ne profiter "d'une si grande souplesse et 
de tant d'avantages." 
 
 (Julia Fioretti, Laura Martin pour le service français) 
 
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