Le rôle des lobbys industriels dans les négociations climat sur la sellette

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Lors de la COP21, au Bourget, le 3 décembre 2015.
Lors de la COP21, au Bourget, le 3 décembre 2015.

Les négociateurs internationaux réunis à Bonn débattent de la légitimité de la place accordée à ces acteurs lors des COP.

Bingo, pour Business and Industry NGO, soit, en français, « organisations non gouvernementales des entreprises et de l'industrie ». Avec un tel acronyme, pas étonnant que certaines voix s'interrogent sur le jackpot dont pourraient bénéficier les acteurs économiques présents dans les négociations climat ! La question de la présence des lobbys est en tout cas prise très au sérieux par les délégués de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) réunis à Bonn, en Allemagne, en session de travail jusqu'au 18 mai.

Pour la première fois en plus de vingt ans de rencontres multilatérales, les 196 Etats membres de la CCNUCC ont abordé officiellement le sujet lors d'un « atelier » de près de cinq heures, mardi 9 mai. Le vocable a son importance car l'institution onusienne a présenté le rendez-vous comme un échange de vues nullement conclusif. « Nous ne sommes pas là pour négocier quoi que ce soit, mais pour avoir une conversation », a prévenu le président de séance, Tomasz Chruszczow, en ouvrant cette séance dans l'hémicycle du World Convention Center.

Pourtant, c'est bien une négociation qui s'engage, entre des pays et des organisations aux positions contradictoires et aux arguments affûtés. Un résumé de la séance de mardi doit d'ailleurs être transmis aux délégués, vendredi 12 mai, pour orienter la suite des discussions. Issus du sommet de Rio de 1992, les Bingo sont l'une des neuf composantes non étatiques habilitées à prendre place dans les con...

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