Le risque de dislocation de l'Europe existe, dit Hollande

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    PARIS, 19 février (Reuters) - François Hollande a lancé 
vendredi une mise en garde contre le risque d'une dislocation de 
l'Union européenne sous l'effet d'une éventuelle sortie du 
Royaume-Uni et de la crise des réfugiés, au coeur de 
négociations laborieuses au Conseil européen, à Bruxelles. 
    "Imaginons que les Britanniques quittent l'Union européenne 
au mois de juin, après un référendum : d'autres pays se diront 
'pourquoi pas, puisque eux l'ont fait, faisons-le'", a déclaré 
le président français à France Inter à la faveur d'une pause 
dans les négociations. 
    Il a émis l'espoir qu'un "compromis sera trouvé" et estimé 
qu'il était dans l'intérêt des Britanniques de rester dans l'UE, 
mais pas à n'importe quelles conditions. 
    "Je fais ce qu'il faut pour garder le Royaume-Uni dans 
l'Europe", a-t-il souligné. 
    Il a souligné que la question des allocations sociales pour 
les expatriés européens dans le Royaume-Uni était le principal 
point de blocage des négociations avec David Cameron et qu'il ne 
pouvait pas non plus y avoir de statut particulier pour la City. 
    François Hollande a également estimé qu'il fallait tarir 
l'afflux dans l'UE de réfugiés en provenance du Proche-Orient. 
    "Il faut absolument que nous maintenions ces populations en 
Turquie, en Jordanie et au Liban" et faire en sorte que les 
frontières extérieures de l'espace Schengen de libre circulation 
des personnes et des biens soient respectées, a-t-il dit. 
    Sinon ce serait "la fin de Schengen".  
    "On n'y est pas encore mais si on en arrivait là, c'est la 
fin de l'Europe au sens de l'Europe de la libre circulation 
entre Européens", a souligné François Hollande. 
    Le risque serait alors de voir des pays de l'UE rétablir 
leurs frontières intérieures au détriment des échanges 
économiques, puis être tentés de rétablir leur monnaie d'avant 
l'euro et enfin de voir l'Europe se disloquer. 
    "Bien sûr qu'il est là ce risque, le risque d'une 
dislocation, d'une dislocation qui sera molle, qui ne sera pas 
franche." 
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet) 
 
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  • bobded il y a 11 mois

    exact il nous prend pour des billes on s'en tape des anglichs

  • GR207 il y a 11 mois

    Pépère chercherait-il à nous faire peur? Pour le moment le risque le plus important c'est celui de la dislocation de la France.