Le rire jaune

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Le rire jaune
Le rire jaune

Chaque compétition a ses larmes. Tous les deux ans, l'histoire se répète : un joueur majeur est suspendu pour un rendez-vous historique et cela crève le coeur. Cette année, ce sera Ramsey, Hummels, William Carvalho, Ben Davies. Hier, c'était Paul Gascoigne. Alors, pourquoi tant de haine ?

Il n'a jamais laissé personne indifférent. Aujourd'hui encore, il bouleverse les sentiments. On le déteste, on l'aime, mais plus que tout, on le juge. Cela a toujours été. Reste un jour dans l'histoire où Paul Gascoigne a réussi à unir les coeurs du monde entier. C'était un soir de juillet 1990, à Turin. L'Angleterre dispute alors une demi-finale de Coupe du Monde contre la RFA et Gascoigne est le reflet de l'Angleterre des années 90 : un mélange d'hystérie, de talent et d'excès. À sa façon, Paul Gascoigne a marqué l'histoire du football de son pays. Le 4 juillet 1990, il a l'occasion de la changer à un moment où le Royaume s'identifie à travers sa personnalité. Ce soir-là, Gascoigne est également définitivement entré dans le coeur de l'Italie du foot.

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En s'avançant sur la pelouse de Turin, il se sait en sursis mais parfois, tout va trop vite pour tant d'envie. Alors, sur un ballon trop long, le gamin de Newcastle sèché Thomas Berthold et reçoit un carton jaune le privant d'une éventuelle finale que l'Angleterre ne disputa pas, battue par la RFA au bout d'une séance de tirs au but. La suite est connue : Gascoigne qui s'avance vers sa victime, qui agite les mains, qui les croise, qui lève la tête, qui serre les yeux et qui fond littéralement. À ses côtés et après avoir regardé le visage de Gazza, Gary Lineker grimace. Oui, Paul Gascoigne pleure. Quelques minutes plus tard, couché par Brehme, alors que tout le monde s'attend à une mandale, Gascoigne ira serrer la main de son assassin de l'instant. Paulo a toujours été comme ça : il préfère se pourrir lui-même que détruire l'ensemble qui l'entoure. Sauf que ce soir-là, à Turin, il a écrit une partie de sa légende. Alors, pourquoi le règlement continue-t-il de nous infliger ça ?

Les coeurs brisés


C'est vrai, ça : pourquoi tant de haine de la part d'un règlement compréhensible mais si sadique ? Oui, Gascoigne n'a été que l'une des premières victimes de la loi. Dans le livret de l'UEFA, elle a un matricule : article 48.04 du règlement officiel. Quelques lignes qui déchirent les coeurs, qui expliquent que si un joueur reçoit deux cartons jaunes lors de la phase finale, avant les demi-finales où…





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